05252019Sam

Iran- Les habitants du camp Liberty utilisés comme des gages de négociation

 

La semaine dernière, il a été signalé dans un article qu’une réunion entre Mme Holl-Lute et des responsables iraniens a permis efficacement à l'Iran de s’immiscer dans les affaires des réfugiés d'Achraf / Liberty, qui sont opposés à ce régime.

La Campagne parlementaire internationale pour la défense d'Achraf et de Liberty affirme que cette réunion a permis au régime iranien d'influencer le processus de réinstallation des habitants du camp Liberty en Irak, malgré l'animosité ouverte de Téhéran vis-à-vis des dissidents de ce camp. Des agents iraniens et le gouvernement irakien fantoche ont tué un grand nombre d’habitants d'Achraf et de Liberty lors de massacres organisés, et plus récemment, ils ont effectivement mis en place un siège médical, causant la mort prématurée d'un certain nombre d’habitants.

LA CONSEILLERE SPECIALE DE L'ONU NE COMPREND PAS L’IRAN

Mme Jane Holl-Lute a parlé avec des responsables iraniens d’autoriser des rencontres entre les habitants du camp de Liberty et leurs proches qui sont toujours en Iran. Dans la plupart des pays, permettre des rencontres familiales est une bonne chose, mais lorsque l'Iran s’en mêle, il faut suspecter des arrière-pensées. Apparemment Mme Holl-Lute n'a pas suffisamment d'expérience avec l'Iran pour en comprendre les motivations.

Le régime iranien rend la vie des membres de l'OMPI et de leurs familles très difficile. La raison pour laquelle l'Iran veut que les parents aillent voir les habitants du camp Liberty c’est pour faire pression sur les membres de l'OMPI dans le but qu’ils retournent en Iran.
Le Comité parlementaire international voit cette initiative comme un moyen pour le régime d'utiliser l'OMPI « comme des gages dans la discussion nucléaire en cours avec l'Iran, alors qu’elle a déjà payé un prix énorme dans le jeu de la complaisance avec le régime des mollahs ».

MME HOLL-LUTE OUBLIEUSES DES INTENTIONS DE L'IRAN

Si la réunion de Mme Holl-Lute s’est réellement passée comme indiqué précédemment, alors elle ne comprend pas la dure réalité que le régime iranien fait subir aux membres de l'OMPI dans le camp Liberty, ou leurs proches en Iran.

Le Comité parlementaire international a adressé ce message à Mme Holl-Lute : «Nous (...) attirons l'attention de la conseillère spéciale sur les cas de M. Ali Saremi, M. Jafar Kazemi, et M. Mohammad-Ali Haj-Aghaï, qui ont été récemment condamnés à mort et exécutés par le pouvoir judiciaire iranien pour avoir rencontré des membres de leur famille au camp d’Achraf. »

Les derniers propos de l'ambassadeur d'Iran en Irak, membre connu de la force terroriste Qods de l’Iran, sont dangereusement similaires à ceux de Mme Jane Holl-Lute.

Le régime iranien n'a pas eu tout à coup un changement de cœur, souhaitant permettre une réunion humanitaire des familles. La raison derrière ces rencontres c’est d'exercer une pression psychologique sur les réfugiés iraniens du camp Liberty, en menaçant leurs familles en Iran.

Ce communiqué d’Hassan Danaïfar, l'ambassadeur d'Iran en Irak, ne peut pas être pris au pied de la lettre : « Hassan Danaïfar, ambassadeur de la République islamique d'Iran en Irak, a visité le camp d'Achraf dans la province de Diyala et a exprimé l'espoir que bientôt les familles blessées et peinées des membres de l'OMPI verront leurs proches au camp Liberty pour mettre un terme à leur séparation frustrante ? »
M. Danaïfar a promis qu'il allait utiliser toutes les capacités de la République islamique d'Iran en Irak, a déclaré l’ONG basée à Bruxelles, le Comité international pour l'Application de la Justice dans un communiqué de presse le 26 novembre.

Personnes protégées

Mme Holl-Lute devrait savoir que les réfugiés du camp Liberty sont des personnes protégées en vertu de la quatrième Convention de Genève et que ce sont des personnes très vulnérables. Le fait qu’elle parle sur des réfugiés avec le régime qu’ils ont fui, est immoral, illégal et met leur vie encore plus en danger, estime le comité parlementaire.

Permettre au régime iranien d’entrer et de se mêler de la situation de ces réfugiés viole leurs droits à la protection et à la sécurité en vertu du droit international, de la Convention sur les réfugiés et de la Quatrième Convention de Genève.

Les habitants du camp Liberty et leurs représentants ont souligné à maintes reprises qu’en aucun cas, ils ne prendront part à des réunions familiales organisées par et via le régime iranien et ses agents en Irak.

Le Comité soutient pleinement leur position et avertit les instances internationales de réfléchir à deux fois sur le danger qu'elles feraient courir aux habitants et leurs familles en Iran si les autorités iraniennes avaient les mains libres pour s’engager activement dans cette crise humanitaire qu’elles ont tant contribué à faire émerger.

Le comité parlementaire international a exhorté l’ONU, les États-Unis et le gouvernement britannique à prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité des habitants du camp Liberty. C’est d’autant plus important vu la propagation de la violence en Irak, l'intervention néfaste du régime iranien dans ce pays, ainsi que la coopération soudaine entre les USA et l'Iran sur le problème de Daech, dont l'Iran cherche probablement à tirer profit dans les négociations nucléaires.

Les demandes et avertissements précédents adressés à l'ONU, aux États-Unis et au gouvernement britannique n’ont abouti qu’à des regrets verbaux après chaque massacre.
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Alan Gray est l'éditeur de NewsBlaze, un journal indépendant en ligne pour des gens qui réfléchissent.

 

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