12112018Mar

L’Iran : un paradis pour les courtiers et les loueurs corrompus

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L’évaluation de nombreux experts indique qu’une des raisons destructrices du marasme économique sous le régime des mollahs est sa structure qui ressemble à la mafia, dont on se réfère littéralement par « location, courtage et médiation. »

Nous parlons ici de l’émergence d’un phénomène parasite dans l’économie dévastée du régime iranien, qui n’est impliqué ni dans la production, ni dans l’investissement, ni dans la structure légale du régime, comme le paiement de taxes, mais dans la consommation d’une part énorme du revenu national.

« En économie, la location est perçue comme un revenu du capital. Les loueurs qui utilisent leur influence politique et économique, ou bien par le biais de connaissances qui possèdent cette influence, gagnent de l’argent illégalement. » (Source : Wikipédia)

L’émergence de phénomènes comme « la mafia dans l’exploitation de l’eau, de la terre, des montagnes, des plaines, du riz, du sucre, de la volaille, de la forêt et de la mer » ne sont que quelques exemples de la corruption sous le régime des mollahs. Un rapport du gouvernement paru dans les médias indique : « Le manque de transparence et le manque de statistiques précises et de systèmes d’information sont les principales raisons de l’exil fiscal dans l’économie iranienne. En Iran, la proportion de taxes dans le PIB est d’environ 8 % alors que cette proportion en Turquie est de 20 %. L’Iran peut être vu comme un paradis pour les courtiers et les intermédiaires, et si notre système de taxe n’était pas corrompu, cette évasion fiscale aurait pu être réduite. » Agence de presse IRNA, le 8 novembre 2017.

Les pays scandinaves ont une proportion de 50 % de leur PIB qui concerne les impôts. Alors que ce chiffre dans les dictatures corrompues n’excède pas 8 % au mieux. Ainsi, un pays où la corruption est endémique, le développement de mafias de courtiers et de loueurs est grandement favorisé.

Précédemment, l’agence de presse IRNA avait écrit le 17 novembre 2017: « Bien que les rentes et la corruption sont considérées comme un des facteurs les plus importants du retard de l’économie iranienne, la sanction pour non-respect de la loi dans le pays est tellement triviale que n’importe qui peut se sentir libre d’augmenter les rentes et la corruption. »

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