AFP: Plusieurs compagnies aériennes internationales, dont la Malaisienne AirAsia et la Britannique BMI, ont cessé de desservir l'Iran, dont l'économie est secouée par des sanctions occidentales asphyxiantes.

AirAsia a annoncé suspendre ses quatre vols hebdomadaires entre Kuala Lumpur et Téhéran à partir de dimanche prochain, en raison de la difficulté des conditions d'exploitation, notamment "la volatilité de la monnaie iranienne".

BMI cessera ses vols à compter de samedi car la compagnie a été complètement reprise par British Airways, a indiqué une porte-parole de la compagnie-mère à Londres, précisant que les clients se verraient offrir un remboursement total.


Selon des agents de voyages à Téhéran, la Georgian Airways envisage également de cesser ses quatre vols hebdomadaires, une information qui n'a pas été confirmée par la compagnie.


Une poignée de grande compagnies occidentales continue cependant de desservir Téhéran, dont la Lufthansa, Austrian Airlines, KLM et Alitalia.
Austrian Airlines a d'ailleurs indiqué dans un communiqué qu'elle comptait "continuer les vols Vienne-Téhéran-Vienne jusqu'à cinq fois par semaine", rejetant les rumeurs d'une suspension.


L'économie iranienne est secouée par des sanctions occidentales qui ont exacerbé des difficultés sous-jacentes, telles que d'importants taux de chômage et d'inflation.

 Le rial iranien s'est effondré la semaine dernière, perdant jusqu'à 40% de sa valeur par rapport à la semaine précédente. Face à la crise, le gouvernement a tenté d'imposer au marché libre un taux de change fixe de 28.500 rials pour un dollar, mais les changeurs du centre de Téhéran ont indiqué qu'ils refusaient d'appliquer ce taux.
Sur le marché noir, des changeurs proposent sous le manteau des dollars à 32.000 rials pour un dollar.

 Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a prédit ce weekend des "sanctions supplémentaires" contre l'Iran.

Le sénateur démocrate Robert Menendez a affirmé, quant à lui, qu’il allait pousser vers de nouvelles sanctions contre les banques étrangères qui effectuent des transactions importantes avec la banque centrale d’Iran. Aujourd'hui, seules les transactions liées au pétrole sont frappées par des sanctions.