AFP: Le secteur pétrolier iranien continue à pâtir des sanctions internationales contre Téhéran, mais l’Iran a renforcé sa flotte de navires pétroliers, ce qui pourrait l’aider à trouver de nouveaux débouchés pour son brut, a indiqué jeudi l’AIE.

Dans son rapport mensuel sur le marché pétrolier, l’Agence internationale de l’énergie a estimé que la production de pétrole brut de l’Iran avait reculé à 2,65 millions de barils par jour en juillet, soit 50.000 de moins qu’en juin.

Les exportations de brut iranien sont quant à elles remontées à 1,16 million de barils, contre 960.000 barils en juin.

Cette progression est largement due à un rebond des importations chinoises, remontées à 660.000 barils en juillet contre 385.000 en juin, où elles avaient été limitées par une saturation du trafic portuaire en Chine.

Il s’agit d’estimations préliminaires non-officielles, calculées par l’AIE à partir de différentes sources.

L’AIE rapporte par ailleurs que «seuls cinq pays ont déclaré avoir importé du brut d’Iran en juillet: la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Turquie et les Emirats arabes unis», contre 16 en janvier 2012.

Par ailleurs, l’Inde, qui avait importé 200.000 barils par jour de brut iranien en moyenne depuis le début de l’année, a apparemment cessé ses imports en juillet, ce qui serait lié à l’impossibilité d’assurer les cargaisons en raison des sanctions internationales mises en place notamment par les Etats-Unis et l’UE.

Mais l’AIE ajoute que l’Iran «continue d’étendre sa flotte de transport de pétrole pour tenter de maintenir ses ventes de brut» et contrer les sanctions.

Ainsi, le groupe NITC, qui gère la flotte iranienne de navires pétroliers, «a pris livraison de 4 VLCC (pétroliers de très grande capacité, NDLR) supplémentaires depuis mai, qui s’ajoutent aux trois navires entrés en service cette année, dans le cadre d’une commande de 12 navires chinois pour 1,2 milliard de dollars qui avait été signée en 2009», souligne-t-elle.

Cela porte la flotte de pétroliers iraniens à 51 navires (dont 37 VLCC et 14 de moindre taille), d’une capacité combinée de 76 millions de barils, «ce qui devrait donner à la compagnie pétrolière nationale plus de souplesse pour commercialiser son brut ou le stocker», avance l’agence.