Un certain nombre de prisonniers politiques font une grève de la faim à la prison d'Evin, à Téhéran. Jafar Azimzadeh, défenseur des droits des travailleurs, et Ismail Abdi, Secrétaire général de l'Iran Teachers Trade Association (AIBT) se sont mis en grève de la faim depuis le 29 avril. Dans un communiqué les deux hommes ont exposé les raisons pour lesquelles ils subissent de telles difficultés comme la répression du gouvernement sur les libertés civiles.

Plus précisément, les interdictions contre des rassemblements libres et indépendants lors de la Journée internationale des travailleurs et celle des enseignants. Ils ont été rejoints le vendredi 6 mai par Ali Moezzi, qui a été emprisonné à plusieurs reprises depuis les années 1980 pour ses liens familiaux avec le principal groupe d'opposition iranien des moudjahidines du peuple iranien (OMPI ou MEK).

Moezzi a affirmé dans une déclaration qu'« un régime qui réprime les associations civiles et les militants ne prévoirait jamais de droits pour les enseignants et les travailleurs ». Moezzi a annoncé qu'il se joindra à la grève de la faim pendant une période de temps indéterminée.

Moezzi est refusé un traitement médical pour plusieurs maladies graves, y compris pour son cancer et une dysfonction rénale aiguë. Deux de ses filles sont membres de l'OMPI.

Un autre prisonnier, Mahmoud Behesti Langaroudi a commencé une grève de la faim le 20 avril concernant sa peine de prison de 14 ans. Langaroudi a été arrêté et détenu le 6 septembre 2015 par les agents du ministère des Renseignements sur la charge de « collusion contre la sécurité nationale » et « propagande contre l'État ».

C'est la deuxième fois que Langaroudi a entamé une grève de la faim au cours des six derniers mois. En décembre, peu de temps après son arrestation, Langaroudi a fait une grève de la faim de 20 jours qui l'a laissé avec une pression artérielle dangereusement basse.

Ceux inclinés vers la liberté d'expression et de la parole comme des artistes, des journalistes, des enseignants et des militants politiques sont les cibles préférées du gouvernement iranien. Les prisonniers politiques sont souvent envoyés à Evin.

Le gouvernement iranien aurait exécuté plus de 120 000 prisonniers politiques depuis qu'il a pris le pouvoir en 1979. La majorité de ces personnes ont appartenu à l'OMPI (MEK). Une des périodes les plus sanglantes fut l'été 1988, lorsque 30 000 prisonniers avec des liens vers l'OMPI ont été exécutés.