Le gouvernement et le pouvoir judiciaire iraniens ont continué de sanctionner par des punitions brutales. Ainsi un homme s'est fait couper les doigts dans la ville de Mashhad, au nord-est du pays. L'homme, qui est identifié uniquement par ses initiales M.T., a été accusé de vol et purge actuellement une peine de prison de trois ans.

La peine d'amputation a été confirmée et réalisée lundi dernier à la prison centrale de Mashhad, en dépit des recours présentés à la Cour d'appel. Gholamali Sadeqi, le procureur du gouvernement à Mashhad, a déclaré que "l'une des politiques les plus importantes de l'année en cours est la sanction des criminels et l'exécution précise et décisive des peines".

Les prisons iraniennes ont dépassé leur capacité. En s'adressant le 8 mai aux membres des Majis, le Parlement iranien, le général de brigade Hossein Ashtari a proposé d'augmenter les représailles et les punitions si "personne n'envisage de le faire".

Les sanctions corporelles et la peine capitale sont toujours utilisés en Iran. Farideh Karimi, militant des droits de l'Homme et membre du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré mardi qu'au cours des deux dernières semaines, une femme avait été fouettée publiquement, une peine d'aveugler un homme avec de l'acide avait été approuvée et deux exécutions publiques ont été réalisées.

La condamnation internationale de la brutalité du gouvernement iranien est constamment éclipsée par leurs actions en Syrie et en Irak. Le rapport annuel sur la peine de mort d'Amnesty International indique que "l'Iran a mis à mort au moins 977 personnes en 2015, contre au moins 743 l'année précédente". L'Iran représente 82% de toutes les exécutions enregistrées dans le Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Alors que l'économie iranienne est en train de s'ouvrir, la répression exercée sur sa population semble augmenter. L'arrivée du président Hassan Rohani au pouvoir était censée apporter de la modération. Cependant, selon les organisations des droits de l'Homme, la situation des droits de l'homme a empirée. Rohani a lui-même fait l'éloge du recours à des châtiments sévères comme volonté de Dieu. Le flux de punitions brutales ne sera certainement pas condamné de si tôt.

 

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