Londres, le 30 mai – Au cours du week-end dernier, il y a eu un coup terrible contre les droits des Internautes et la liberté d’expression en Iran. Le régime totalitaire au pouvoir en Iran a donné aux sites Internet internationaux de gestion des réseaux sociaux un délai d’un an pour lui remettre toutes les données relatives aux ressortissants iraniens, en ajoutant qu’ils doivent faire ça s’ils veulent continuer à fonctionner en Iran.

Par ailleurs, la police du régime iranien chargé de contrôler les échanges sur Internet vient d’arrêter un adolescent de 15 ans qui voulait lancer un groupe de discussion sur des réseaux sociaux.

La décision concernant les médias sociaux a été annoncée dimanche par l’agence de presse officielle du régime des mollahs (IRNA). Cette décision a été prise par le Conseil suprême du cyberespace, un organe chargé de contrôler les télécommunications en Iran.

L’agence de presse Mehr – liée au ministère des Renseignements du régime iranien (VEVAK) – a rapporté : « Lors d’une réunion du Conseil suprême du cyberespace, présidée par le président Hassan Rohani, il a été décidé que tous les médias sociaux étrangers actifs en Iran auront l’obligation de transmettre à l’Iran, au plus tard dans un an, toutes leurs données [relatives aux ressortissants iraniens]. »

Un des médias les plus touchés par cette décision est Telegram, une application de messagerie instantanée qui a plus de 20 millions d’utilisateurs en Iran (soit environ 80% du nombre total des utilisateurs de Telegram dans le monde).

IRNA a rapporté que le comité susmentionné a décidé de développer des réseaux sociaux nationaux en Iran pour rivaliser avec des réseaux sociaux étrangers. Facebook et Twitter sont officiellement interdits en Iran, mais les utilisateurs peuvent y accéder facilement en utilisant des logiciels spéciaux.

Le nom de l’adolescent arrêté par la police de cyberespace en Iran (FATA) n’a pas été annoncé, mais les défenseurs des droits de l’Homme sont inquiets sur son sort. Selon les lois du régime des mollahs, les personnes accusées d’avoir commis un délit sur Internet peuvent être condamnées à un an de prison et à une amende de 20 millions de rials (662 dollars).

Jahangir Karimi, un commandant de police à Ispahan, a déclaré : « A la suite de nos enquêtes, un adolescent âgé de 15 ans et originaire de Ispahan a été identifié et arrêté par la police. »

FATA est chargé de surveiller toutes les activités sur Internet en Iran. Cet organe répressif avait été impliqué dans l’arrestation de Sattar Beheshti, un blogueur que le régime des mollahs a emprisonné et torturé à mort en 2012.

Shahin Ghobadi, membre de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré : « La liberté de la presse et la liberté d’expression sont inexistantes sous le régime des mollahs. Ce régime réprime sévèrement les journalistes qui enquêtent sur des sujets sensibles et va jusqu’à arrêter et torturer à mort des blogueurs dissidents tel que Sattar Beheshti. »

Il a ajouté : « Les mesures draconiennes du régime contre les organes de presse ont été intensifiées depuis la prise de fonction d’Hassan Rohani a en 2013. Cette réalité a été attesté par plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme. »