05262018Sam

Douma: la Maison Blanche dénonce la Russie et l'Iran pour l’attaque chimique

la Maison Blanche dénonce la Russie et l'Iran pour l’attaque chimique

Donald Trump est sur le point de répondre "avec force" à Damas et ses alliés, après une attaque chimique présumée en Syrie, blâmant la Russie et l’Iran.

Si les Etats-Unis font planer la menace d'une riposte militaire contre le régime syrien, ils pourraient attendre, pour passer à l'acte, un vote au Conseil de sécurité de l'ONU, probablement mardi, sur un projet de résolution américain créant un mécanisme d'enquête international sur l'usage des armes chimiques en Syrie.

"C'était atroce", "horrible", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au sujet de l'attaque présumée de samedi aux "gaz toxiques" contre Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas.

"Nous y répondrons avec force", a ajouté plus tard le président américain, promettant une décision lundi soir "ou très bientôt". Son ministre de la Défense Jim Mattis n'a pas exclu des frappes contre le régime syrien.

Pour la deuxième fois en deux jours, Donald Trump s'est entretenu au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron. Les deux présidents souhaitent "une réaction ferme" de la communauté internationale", a rapporté l'Elysée.

Mardi, le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux a affirmé que les échanges d'informations entre Macron et Trump confirmaient "a priori l'utilisation d'armes chimiques". "Si la ligne rouge a été franchie, elle donnera lieu à une riposte", a-t-il averti.

Dans ce contexte, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU a été lundi le théâtre d'un face-à-face tendu avec la Russie.

Le trio occidental a clairement mis en cause le régime Assad pour l'attaque de samedi, qui a fait, selon les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 morts dans la région de la Ghouta orientale que Damas est en passe de reconquérir intégralement.

"Seul un monstre peut faire cela", a martelé l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley, et le moment est venu "où le monde doit voir que justice est rendue".

"Il n'existe aucun doute sur les auteurs de cette nouvelle attaque", a renchéri l'ambassadeur français François Delattre.

La Maison Blanche avait auparavant mis en cause la "responsabilité" de la Russie et l'Iran, estimant que le pouvoir syrien ne pouvait mener une attaque chimique "sans leur aide matérielle". Donald Trump avait déjà averti Damas, Moscou et Téhéran qu'ils pourraient "payer le prix fort", incluant nommément, une fois n'est pas coutume, son homologue russe Vladimir Poutine dans ses avertissements.

En avril 2017, Donald Trump avait fait bombarder une base militaire syrienne en riposte à une attaque au gaz sarin imputée au régime, qui avait tué plus de 80 civils à Khan Cheikhoun (nord-ouest).