05202019Lun

La persécution des chrétiens en Iran

Le 26 février à l’Assemblée national française, le député Thibault Bazin a attiré l’attention de Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur le développement de la persécution des chrétiens en Iran. Il a déclaré :

« Depuis 5 ans, l'association Portes Ouvertes observe une augmentation constante de la pression du gouvernement et des violences contre les chrétiens. C'est ainsi que depuis novembre 2018, près de 200 chrétiens ont été arrêtés. Alors que l'église iranienne est formée d'églises historiques, comme les arméniennes et assyriennes, ces différentes églises officielles subissent une pression extrême. Leur liberté d'expression est très limitée et leur liberté de culte est conditionnée à l'utilisation de langues ethniques.

« L'utilisation du farsi (langue nationale iranienne) est en effet interdite lors de célébrations chrétiennes en Iran. Ces dernières années, le nombre de convertis d'arrière-plan musulman étant en augmentation, le gouvernement tente d'enrayer ce mouvement en développant la surveillance, les arrestations et les menaces. Un nombre important de chrétiennes converties de l'Islam sont mariées de force avec des musulmans radicaux. »

Le régime en Iran emprisonne les chrétiens en masse

D’autres, comme Shamiram Isavi Khabizeh, sont est accusée d'avoir agi contre la sécurité nationale et contre le régime iranien. L'année dernière, Shamiram a été condamnée à 5 ans de prison par le juge Ahmadzadeh du tribunal révolutionnaire de Téhéran. La chrétienne a été accusée d'avoir organisé de petits groupes, d'avoir participé à un séminaire à l'étranger et formé des responsables religieux et des pasteurs à «faire de l'espionnage».

Ce nouveau procès s'est mieux déroulé que le précédent. Le 9 mai 2018, la séance avait duré près de trois heures. Le procureur et le juge s'étaient adressés durement à Shamiram et, sans preuves, avaient accusé toute sa famille de divers crimes contre le régime. Seul l'avocat de la défense avait été autorisé à parler. L'accusée elle-même n'avait pas pu se défendre.

La famille Bet Tamraz subit depuis quelques années la pression de la justice iranienne à cause de la foi chrétienne.

Le 4 juillet 2017, le pasteur Victor, de l’église pentecôtiste assyrienne de Téhéran, est condamné à dix ans de prison pour avoir agi contre la sécurité nationale.

Le 6 janvier 2018, son épouse Shamiram a été condamnée à cinq ans d'emprisonnement.

Le 11 juillet de la même année, c'est leur fils Ramil et deux autres personnes qui ont été condamnés à quatre mois de prison.

D'autres chrétiens ont été condamnés avec eux, pour les mêmes raisons: Amin Nader Afshari, Hadi Asgari, Kavian Fallah Mohammadi et deux autres croyants doivent purger des peines d'emprisonnement de dix à quinze ans.

Le 27 juin 2018, Dabrina Bet Tamraz, la sœur de Ramil, comparaissait devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, à Genève pour dénoncer les fausses accusations et les sentences contre sa famille.

Fin 2018, 256 personnes ont été arrêtées en seulement deux mois, à cause de leur foi chrétienne. C'était, d'après le gouvernement, une mise en garde contre toute tentative de prosélytisme éventuelle.

aEn Iran, la justice condamne souvent les chrétiens pour des raisons infondées afin de faire cesser les rassemblements en églises de maison.

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