Amnesty International

Lundi 23 août 2004
DÉCLARATION PUBLIQUE

Amnesty International a exprimé aujourd'hui, 23 août 2004, son indignation à la nouvelle de l’exécution d’une jeune fille qui serait âgée de seize ans, Ateqeh Rajabi. Ateqeh Rajabi aurait été pendue publiquement le 15 août 2004 dans une rue du centre de Neka, une ville de la province de Mazandaran, au nord de l’Iran, pour « actes incompatibles avec la chasteté (amal-e manafe-ye ofat) ».
Selon certaines informations, Ateqeh Rajabi souffrait de problèmes mentaux et à aucun moment elle n’aurait été assistée d’un avocat.
L’exécution d’Ateqeh Rajabi est la dixième exécution d’un mineur en Iran répertoriée par Amnesty International depuis 1990 (...) Un projet de loi fixant à dix-huit ans l’âge minimum pour procéder à une exécution aurait été examiné par le Parlement en décembre 2003, mais il n’aurait pas été ratifié par le Conseil des gardiens, la plus haute instance législative iranienne.
Amnesty International estime que l’exécution d’Ateqeh Rajabi souligne l’urgence pour l’Iran d’adopter une législation qui exclut l’exécution de mineurs, de manière à éviter la répétition de tels actes et faire que l’Iran respecte ses obligations liées au droit international.
L’organisation demande aussi instamment aux autorités iraniennes de vérifier si Ateqel Rajabi a bénéficié d’un avocat et si un médecin dûment accrédité l’a estimée psychologiquement apte à être jugée.