(Lausanne) – « La Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) a les moyens et devrait utiliser son énergie à faire pression sur l'Iran afin de mettre un terme à la discrimination dont sont victimes les femmes voulant assister aux compétitions de volley-ball en Iran », a déclaré Human Rights Watch, à la suite d’une réunion avec la FIVB à Lausanne.

En Octobre, la FIVB a désigné l'Iran comme hôte d’un championnat du monde de beach-volley qui se tiendra en février 2016, une première pour le pays. La FIVB qui a promis de s’engager à promouvoir l'égalité des sexes, mais jusqu'ici, aucune promesse n’a été tenue au niveau politique. En juin de cette année, seuls les hommes ont l’autorisation d’acheter des billets pour la compétition et des radicaux menacent les femmes", a déclaré Minky Worden, monteur de projets à l’échelle globale.

«La FIVB, dans un rapport adressé à Human Rights Watch, a souligné sa vive préoccupation à propos de l'exclusion des femmes des stades, et conclu qu’il s’agissait bien d’une forme de discrimination. Néanmoins, HRW a suggéré à la fédération d’intensifier à l’avenir ses efforts pour que les femmes puissent retourner dans les stades.

Les femmes en Iran sont généralement victimes d’un apartheid sexiste qui apparaît de manière systématique. Elles sont interdites d’accès aux stades, et n’ont pas l’autorisation d’assister en tant que spectatrices aux matches de volleyball masculin.

En octobre, HRW (Human Right Watch) a entamé une campagne militante sur Internet baptisée « Watch 4 Women « (combat pour les femmes) qui cherche à mettre fin à cet interdiction et afin de faire progresser le respect des droits féminins en Iran, en conformité avec la charte olympique et les normes internationales des droits humains.

Jusqu’en 2012, les femmes ont pu assister à des matches de volleyball. L'interdiction qui pesait sur elles constitue bien une infraction au "quatrième principe fondamental» - qui impose la non-discrimination – selon la charte constitutionnelle de la FIVB, a ajouté Human Rights Watch.

C’est pourquoi Human Rights Watch a demandé à la FIVB de prendre les dispositions suivantes:

- contribuer ouvertement à la fin de l'interdiction de 2012 qui entravait la participation des femmes aux matchs de volley-ball et à d’autres compétitions dans les stades.

- exhorter les autorités iraniennes qu’elles abrogent le bannissement, avant même la tenue des matches de volleyball de plage en février et la Ligue mondiale en Juin 2016.

- exiger des responsables de la fédération iranienne de volley-ball qu’ils annoncent publiquement la levée de l’interdiction faite aux femmes d’acheter des billets.

- demander à ce que la police iranienne veille à la protection des femmes voulant assister en tant que spectatrices à des compétitions de volley-ball, au lieu de les harceler et de les mettre en arrestation.

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