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Des rapporteurs de l'ONU appellent l'Iran à fournir des soins à 2 détenues en grève de la faim

AFP - Des experts en droits de l'homme de l'ONU ont appelé mercredi l'Iran à apporter immédiatement une aide médicale à deux détenues, dont l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe qui a entamé une grève de la faim pour protester contre l'absence d'accès aux soins.

Les six rapporteurs de l'ONU ont également lancé cet appel au nom de la journaliste iranienne militante des droits de l'Homme, Narges Mohammadi, qui a également annoncé qu'elle allait commencer une grève de la faim.

"Nous exhortons le gouvernement à fournir immédiatement et sans condition à Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Narges Mohammadi l'accès au traitement et aux soins appropriés qu'elles ont demandés à plusieurs reprises, compte tenu de leurs graves problèmes de santé", déclarent les experts dans un communiqué.

Employée de la Fondation Thomson Reuters, liée à l'agence de presse canado-britannique du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée en avril 2016 à Téhéran puis condamnée en septembre de la même année à cinq ans de prison pour participation à des manifestations contre le pouvoir en 2009, ce qu'elle dément.

Son état s'est depuis détérioré, a déclaré lundi son mari, Richard Ratcliffe. Elle a détecté une grosseur dans la poitrine et se plaint d'engourdissements dans les bras et les jambes.

Son mari a annoncé qu'elle allait observer sa grève de la faim pendant trois jours, une période qui pourrait être prolongée si elle n'obtient pas l'assurance de recevoir les soins médicaux appropriés.

De son côté, Narges Mohammadi, militante des droits de l'homme connue pour son combat en faveur de l'abolition de la peine de mort, est emprisonnée depuis son arrestation en 2015, alors qu'elle était porte-parole du Centre des défenseurs des droits de l'homme, fondé par la prix Nobel de la paix Shirin Ebadi.

Elle avait été condamnée l'année suivante à dix ans de prison, notamment pour avoir "créé et dirigé un groupe illégal".

Selon les experts de l'ONU, Mme Mohammadi s'est vu refuser des soins de santé adéquats pendant plus d'un an, malgré une embolie pulmonaire, des caillots de sang et des convulsions.

"Les autorités doivent s'attaquer d'urgence aux violations qui les ont poussé à entamer une grève de la faim", ont demandé les rapporteurs, parmi lesquels figurent le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, et le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à la santé, Dainius Puras.

Ces experts dépendent du Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, mais ils ne parlent pas au nom des Nations unies.

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