La semaine dernière, les Etats-unis ont appelé à la mise en place de nouvelles sanctions ciblées contre Téhéran alors que les dernières sanctions sont levées suite à l’accord sur le nucléaire. Les sanctions ciblées étaient en partie une réponse à la répression des manifestations qui ont ébranlées l’Iran ces dernières semaines.

Une des personnes sanctionnées est le responsable de l’appareil judiciaire iranien, Sadegh Amoli Larijani, qui a ordonné la sévérité avec les manifestants et l’arrestation de quelques 8000 personnes, dont certains sont menacées de la peine de mort.

Une réunion d’urgence du conseil de sécurité des Nations Unies a été organisée à la demande de la délégation américaine pour discuter des abus des droits humains en Iran. Pendant cette réunion, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a déclaré : « Il n’y a aucun doute : les États-Unis soutiennent ceux en Iran qui luttent pour leur liberté, la prospérité pour leur famille et la dignité de leur nation.»

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Le défenseur des droits humains, Heshmat Alavi a écrit dans Al Arabiya, que ces nouvelles sanctions se focalisaient sur le talon d’Achille de Téhéran, c’est-à-dire les droits humains, tout en donnant un soutien aux manifestants anti-régime.

Il a écrit : « Il est clair que les dirigeants iraniens sont préoccupés par la sortie possible de Washington de l’accord sur le nucléaire et de son impact négatif sur l’économie du régime. Avec la poursuite des protestations dans le pays, cependant, les préoccupations de Téhéran se multiplient et les hauts dirigeants doivent faire face à une impasse dévastatrice. »

Le plan des États-Unis est de mettre l’Iran au centre de l’attention internationale, d’augmenter la pression mondiale, d’encourager les alliés de l’Iran à l’abandonner et à accepter la politique américaine.

Mais selon Alavi, ce plan devait aussi inclure un soutien aux Iraniens dans leur quête de liberté. Après tout, les autres pays occidentaux ne peuvent simplement pas tourner le dos aux abus des droits humains et à la répression violente des manifestants, pour ne garder que les bénéfices des accords commerciaux.

« Le nouveau soulèvement en Iran déséquilibre le pouvoir des dirigeants du régime au sein du pays comme à l’étranger, avec des voix qui s’élèvent contre Téhéran dans le monde. À l’avenir, l’accord sur le nucléaire et tous les autres sujets hanteront de plus en plus le régime iranien (…) L’origine de la contestation en Iran indiquent également le fait indéniable que lorsque la transformation inévitable prendra forme, la population iranienne, sans aucune intervention étrangère, déterminera très certainement son avenir. »

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