Le guide suprême du régime iranien, Ali Khamenei, a réaffirmé les "lignes rouges" des mollahs dans les négociations nucléaires, exigeant la levée "immédiate" des sanctions économiques de l'ONU et des Etats-Unis en cas d'accord, et réitérant son refus de toute inspection des "sites militaires".

Cette déclaration publiée sur son site officiel et rapporté par l’AFP, survient alors que le marathon diplomatique devant garantir que le régime ne s'équipera pas de l'arme nucléaire entre dans sa dernière ligne droite, à une semaine de la date-limite du 30 juin pour conclure un accord sur ce dossier avec les grandes puissances du groupe 5+1.

Khamenei qui a le dernier mot dans le dossier nucléaire, a fait cette déclaration devant l'ensemble des responsables du régime, y compris Hassan Rohani.

"Toutes les sanctions économiques, financières et bancaires, qu'elles soient celles du Conseil de sécurité ou du Congrès et gouvernement américains doivent être annulées immédiatement au moment de la signature de l'accord et les autres sanctions doivent être levées dans des laps de temps raisonnables", a-t-il dit.

Il a aussi exprimé sa méfiance à l'égard de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "L'annulation des sanctions ne doit pas être liée à l'application par l'Iran de ses engagements. Ne dites pas : appliquez vos engagements puis (attendez) que l'AIEA le certifie pour que les sanctions soient levées. Nous n'acceptons en aucune manière une telle chose".

Le numéro un iranien a également réitéré son opposition aux "inspections non conventionnelles, à l'interrogatoire des personnalités iraniennes et à l'inspection des sites militaires".

La France et le Royaume-Uni ont affirmé lundi que tout accord devait comprendre un accès "si c'est nécessaire" à des sites militaires.

"Contrairement aux insistances des Américains, nous n'acceptons pas des limitations de longue durée de 10, 12 ans et nous leur avons dit combien d'années de limitation nous sommes prêts à accepter", a-t-il ajouté.

Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, a estimé que les remarques de Khamenei et les agissements de son régime qui coïncident avec les négociations nucléaires, confirment que la force et la fermeté sont les seuls langages que comprenne la dictature religieuse. Après trois décennies de dissimulation et de tromperie, à quoi sert d’ajouter six ou neuf mois pour un « break-out » ? Il ne peut s’agir d’une solution. Seule la stricte mise en place des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU peut définitivement empêcher le régime d'accéder à la bombe atomique. Des négociations de complaisance avec le fascisme religieux n’apporteront pas la sécurité au monde face à la menace nucléaire des mollahs. Cela va plutôt augmenter le danger pour le peuple d'Iran et ceux de la région et du monde en donnant du temps aux mollahs terroristes.

Lors d'une audition à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants américaine le 29 avril et une réunion au Sénat français le 5 mai, Mme Radjavi a énoncé les positions de la Résistance iranienne sur le projet nucléaire des mollahs. « Seule la stricte mise en place des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU peut définitivement empêcher le régime d'accéder à la bombe atomique. Des négociations de complaisance avec le fascisme religieux n’apporteront pas la sécurité au monde face à la menace nucléaire des mollahs. Cela va plutôt augmenter le danger pour le peuple d'Iran et ceux de la région et du monde en donnant du temps aux mollahs. »