Les tractations internationales sur le nucléaire iranien se sont poursuivies discrètement lundi au niveau des experts, avant le retour des politiques cette semaine dans la capitale autrichienne pour trancher sur les points les plus durs de la négociation."Il y a encore des points importants à régler", a dit de son côté le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. Ces questions "ne peuvent être résolues au cours des prochaines 36 heures: nous aurons besoin de davantage de temps", a-t-il dit.

Selon l’AFP l'inspection des sites suspects iraniens par l'AIEA constitue un des points cruciaux de la négociation.

L'AIEA a certes déjà accès aux sites nucléaires iraniens déclarés, mais voudrait avoir la possibilité d'élargir son périmètre d'inspections, y compris à des sites militaires.

Une demande à laquelle le Guide suprême Ali Khamenei s'est catégoriquement opposée à plusieurs reprises.

"L'idée n'est pas que nous devons avoir accès à tous les sites militaires, parce que les Etats-Unis eux-mêmes ne permettraient à personne d'avoir accès à tous leurs sites militaires", a souligné lundi un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat.

"Tous les pays ont des objectifs militaires conventionnels, des secrets militaires qu'ils n'ont pas envie de partager avec d'autres", a admis cette source.

"Mais dans le contexte d'un accord, si l'AIEA pense qu'elle a une raison d'avoir accès (à certains sites, ndlr), il faut qu'un processus lui donne cet accès", a ajouté ce responsable, ajoutant que les grandes puissances avaient défini ce processus.

Il est d'ores et déjà acquis que les négociations se prolongeront de quelques jours au-delà du 30 juin, même si personne n'envisage encore d'extension à long terme.

L'Iran et les pays du P5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) sont engagés depuis 20 mois dans des discussions intenses pour tenter de régler le dossier. Qui bloque toujours sur des points essentiels, en dépit d'un accord-cadre conclu début avril dans la douleur à Lausanne.

La communauté internationale veut s'assurer que le programme nucléaire iranien est à vocation strictement civile et que Téhéran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique, en échange d'une levée des sanctions internationales qui étranglent son économie depuis une décennie.

Mais des questions clés demeurent sans réponse : la durée d'un accord qui briderait le programme nucléaire iranien, le contrôle de la mise en oeuvre de cet accord -inspections de l'AIEA- et enfin la levée des sanctions, immédiate, comme le voudrait Téhéran, ou progressive et conditionnelle, comme le réclame le P5+1.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Li Baodong, a déclaré qu'un accord pouvait être conclu d'ici à une semaine, selon l'agence de presse officielle Xinhua.

Mais les sons de cloche sur l'état d'avancement des négociations varient selon les interlocuteurs et les heures de la journée.

Les paramètres d'un accord sont largement connus. "C'est comme pour l'achat d'un appartement. Le contrat est rédigé. Il reste maintenant à se mettre d'accord sur le prix", résume une source proche des négociations.

Mais, comme l'a souligné dimanche le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond, "des décisions très difficiles vont devoir être prises".

 

 

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