Six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU contournées, a souligné Mme Radjavi, et un accord non signé qui n’entraine pas les obligations d’un traité international officiel, ne coupent certainement pas la voie aux tromperies des mollahs ni à leur accès à la bombe atomique. Pour autant, ce recul brise l’hégémonie de Khamenei, comme la Résistance iranienne l’avait auparavant indiqué, et entraine l’affaiblissement et la déstabilisation de l’ensemble du fascisme religieux au pouvoir en Iran. 

Ce recul, que les dirigeants du régime qualifient de « coupe de poison nucléaire », va aiguiser la guerre au sommet du pouvoir et va mener à en briser l’équilibre interne en défaveur du guide suprême. Cette lutte pour le pouvoir au sommet va se propager à tous ses niveaux. Ainsi on peut qualifier en résumant le contenu et la structure de cet accord par un accord « perdant-perdant ». 

Rappelant que la Résistance iranienne a été la première à dénoncer les projets et les centres cachés des activités atomiques du régime ces trente dernières années, Mme Radjavi a ajouté : si Khamenei et son régime se sont pliés à cet accord, c’est aussi en raison de la situation explosive de la société iranienne, des effets corrosifs des sanctions, de l’impasse politique du régime dans la région, ainsi que de son inquiétude de voir s’aggraver les conditions de l’accord par le Congrès américain. 

Vu l’extrême vulnérabilité et les crises du régime des mollahs, Mme Radjavi a estimé que si les pays 5+1 avaient fait preuve de fermeté, le régime iranien n’aurait pas eu d’autre choix que de procéder à un recul total et à un abandon définitif de sa course aux armes nucléaires. Plus spécialement, il aurait cessé tout enrichissement d’uranium et mis totalement fin à ses projets de production de bombe atomique. 

A présent il faut faire pression avec fermeté pour mettre un terme à l’ingérence du régime dans la région et pour qu’il soit chassé de tout le Moyen-Orient. Cette nécessité doit devenir un principe de base qu’il faut inclure dans tout accord, sinon tout pays dans cette région embrasée par les guerres et le chaos considérera de son droit d’exiger toutes les concessions accordées au régime de Téhéran et cela ne fera qu’intensifier une course folle à l’arme atomique dans cette partie du monde. 

Autre point important, c’est que l’argent liquide versé dans la poche de ce régime, doit faire l’objet d’un contrôle très stricte de l’ONU et être dépensé pour les besoins urgents du peuple iranien, en particulier pour les salaires de misères et impayés des ouvriers, des enseignants, des infirmiers et infirmières et pour l’approvisionnement en nourriture et en médicaments de la population. Sinon, Khamenei s’en servira encore dans le cadre de sa politique d’exportation du terrorisme et de l’intégrisme en Syrie, en Irak, au Yémen et au Liban, et plus que tout pour en remplir encore plus les poches des pasdaran (Gardiens de la révolution). 

C’est le droit du peuple iranien qui veut savoir ce que va lui apporter l’accord dont le président du régime disait que dépendaient l’eau, le pain et l’environnement. En fait, un accord qui ignore les droits humains du peuple iranien et qui n’insiste pas dessus, non seulement encourage la répression et les exécutions sans répit, mais piétine aussi les droits du peuple iranien tout comme la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte de l’ONU. 

S’adressant au peuple iranien, dont l’immense majorité vit sous le seuil de pauvreté et qui est la principale victime de ce programme atomique funeste qui a couté des centaines de milliards de dollars uniquement pour garantir la mainmise de ce régime sur le pouvoir, Mme Radjavi a rappelé : le temps est venu de demander des comptes à ce régime anti-iranien, de se dresser pour renverser le pouvoir illégitime des mollahs et d’instaurer un Iran démocratique, libre et non nucléaire. 

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