Déclaration de l'ISJ : levée des sanctions internationales au profit du nucléaire Iranien

Le Comité international à la recherche de la Justice (ISJ) qui a suivi de près les projets nucléaires de l'Iran ces dernières années et ses négociations avec le P5+1 considère que les points suivants doivent être pris en compte, suite au compte-rendu de l'AIEA et à la levée des sanctions:

1. Les détails du rapport de l’ISJ du 20 novembre 2014 démontrent que le régime iranien s’est efforcé de tromper la communauté internationale. Ce rapport explique entre autre: "L'étude a établi que deux systèmes ont été entièrement fonctionnel pendant toute la période de l'étude.

 

Un système civil qui comprend l'Organisation de l'énergie atomique et universités de l'Iran, tandis qu'un système militaire constitue l'aspect secret de ce programme. Ces deux structures ressemblent à deux cercles concentriques, travaillant en tandem. Au fil des ans, la partie militaire du programme est passé par réorganisation ou un changement de nom, mais a progressé y compris les activités récentes. Selon les informations, les dossiers et documents disponibles, l'aspect militaire du programme a été et demeure au cœur des activités nucléaires de l'Iran ".

2. Les différentes factions de l'élite dirigeante ont un intérêt commun à acquérir l’arme nucléaire. Cette tentative de tromperie du monde implique également le président Rouhani, le guide suprême l'ayatollah Khamenei et l'ancien président Rafsandjani. Le Sunday Telegraph, journal britannique, exposa dans son édition du 5 mars 2006 que Hassan Rouhani, alors dirigeant de l'équipe de négociation de l'Iran sous le mandat de Khatami, avait délibérément et fièrement trompé l'Occident: "Dans un discours à une réunion à huis clos des leaders religieux et universitaires islamiques, Hassan Rohani, qui a dirigé les négociations avec l'UE3 jusqu'à l'année dernière, a révélé comment Téhéran a joué pour le temps et essayé de duper l'Ouest après son programme secret nucléaire a été découvert par l'opposition iranienne en 2002". Ainsi, les moyens employés et la faculté de tromperie par l’Iran vis-à-vis des gouvernements vont bien au-delà de ceux de la Corée du Nord; si les projets nucléaires de l'Iran n’avaient pas été divu
lgués en août 2002 par l'opposition iranienne intérieure OMPI / MEK et la coalition politique CNRI, le régime iranien nous aurait sans aucun doute beaucoup plus surpris que la Corée du Nord avec l’acquisition de la bombe nucléaire.

3. Il est fondamental d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires afin de maintenir la paix et la sécurité internationales. Ceci contribuerait aussi à la victoire du peuple iranien et de son opposition démocratique. Sans la ténacité de cette opposition, cette victoire serait impossible et la communauté internationale doit par conséquent remercier le mouvement de résistance iranien et sa présidente Maryam Rajavi.

4. Certes, la mise en oeuvre de l'accord de Vienne dans son intégralité empêchera l'Iran d’obtenir la bombe nucléaire pendant les 10 ou 15 prochaines années, mais les trois dernières décennies ont démontré que l’on ne peut pas avoir confiance en ce régime, qui demande une vigilance constante de la part de la communauté internationale et en particulier de l'AIEA par le biais de tous les moyens à leur disposition pour découvrir les abus de Téhéran dans le domaine nucléaire.

5. L'abandon de l'arme nucléaire, même temporaire, provoquera de nouvelles crises sans précédent au sein du régime iranien en raisons des importants investissements du régime dans le nucléaire, l'exportation du terrorisme et l'expansion de son influence dans les pays de la région, sans oublier sa répression interne nécessaire à sa survie. L’augmentation de ces crises est déjà flagrante. C’est la raison pour laquelle l’Iran essaye d’utiliser l’accord nucléaire pour aveugler le monde sur ses atteintes répétées et cruelles aux droits de l’homme dans le pays et la région, en particulier les atrocités en Syrie pour sauver Bachar al-Assad. Depuis que le «modéré» Rouhani a été élu président en août 2013, plus de 2000 personnes ont été pendues en Iran.

6. L'ISJ demande pour cela au Conseil de sécurité des Nations unies, au P5+1, à l'AIEA et aux pays de la région directement menacés par le fondamentalisme et l'exportation du terrorisme de prendre les mesures suivantes:

• Le conseil de sécurité de l'ONU doit exiger à l’Iran de rendre compte de ses violations répétées et atroces des droits de l'homme et de son influence néfaste en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen. Aucune amélioration des relations avec le régime iranien ne pourra être envisagée sans la garantie du respect des droits de l'homme et du droit de la femme, et un retrait total de ses milices et forces dans les différents pays de la région.

• La communauté internationale doit superviser la façon dont les fonds libérés sont dépensés afin d’éviter que Téhéran ne les utilise à des fins de soutien du terrorisme à l’étranger et du bellicisme et s’assurer qu’il les utilise en faveur du progrès et du bien-être du peuple iranien.

• Un renforcement des sanctions concernant violations des droits de l'homme et l'exportation du terrorisme s’impose.

• Une coopération étroite entre L'AIEA et le CNRI est nécessaire afin de détecter les activités illégales de l’Iran et d’éviter les mauvaises surprises.

Si ces mesures ne sont pas appliquées, l’Iran continuera de violer les droits de l’homme et d’exporter le terrorisme, et identifiera un moyen de contourner l'accord de Vienne dans le but d’accéder à la bombe nucléaire.

Alejo Vidal-Quadras
Président du Comité international à la recherche de la Justice (ISJ)
Ancien vice-président du Parlement européen (1999 à 2014)