Inquiétude des pays du G7 concernant la situation des droits de l’Homme en Iran

Inquiétude des pays du G7 concernant la situation des droits de l’Homme en Iran

L’UE a reconduit les sanctions contre les institutions et les individus impliqués dans la répression et les violations des droits de l’Homme en Iran. Les ministres des affaires étrangères des pays du G7 s’étaient réunis le 10 avril à Hiroshima au Japon.

 

Dans le communiqué commun publié à l’issu de cette réunion, les participants (les ministres des affaites étrangers de la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Japon, ainsi que le chef de al diplomatie de l’Union européenne) ont exprimé leurs inquiétudes sur la situation des droits de l’Homme en Iran.

Dans la partie du communiqué concernant l’Iran, les pays du G7 se sont réjouis de l’accord nucléaire signé entre P5+1 et l’Iran et ont demandé l’application complète de cet accord sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les pays du G7 ont demandé à tous les pays membres de l’ONU de collaborer activement pour l’application de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU et d’aider l’AIEA pour accomplir ses missions liées au contrôle de l’application de l’accord nucléaire avec l’Iran.

Concernant les récents essais balistiques effectués en Iran, les pays du G7 ont déclaré : « L’accord nucléaire est l’occasion de rétablissement de nouvelles relations entre l’Iran et la communauté internationale. Nous regrettons la décision de l’Iran de poursuivre ces essais balistiques qui vont à l’encontre de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Les pays du G7 ont invité l’Iran à agir pour la paix et la réconciliation dans la région, notamment en Syrie, au Yémen et en Irak et à collaborer pour empêcher la propagation du terrorisme et de l’intégrisme violent.

Concernant la situation des droits de l’Homme en Iran, les pays du G7 ont déclaré : « Nous demandons à l’Iran de : respecter ses engagements internationaux en matière des droits de l’Homme, respecter la liberté d’expression pour les journalistes et les médias, respecter la liberté de religion et de conscience, arrêter les exécutions injustifiés et contraires aux engagements internationaux de l’Iran. »

La reconduction des sanctions de l’Union européenne

Les 28 pays membres de l’Union européenne ont décidé de reconduire leurs sanctions contre le régime iranien en raison des violations des droits de l’Homme par ce régime. Ces sanctions ont été mise en place en 2011 et visent les personnes et les institutions impliquées dans de graves violations des droits de l’Homme en Iran.

Dans la listes des personnes visées par ces sanctions, il y a les noms de plus de 70 individus liés à diverses institutions étatiques en Iran qui selon l’UE sont responsables de la répression en Iran.

Les pays membres de l’UE doivent refuser de délivrer des visas de voyage à ces individus et doivent aussi bloquer les avoirs de ces individus dans leurs institutions financières. Les entreprises et les citoyens des pays membres de l’UE n’ont pas le droit d’avoir une quelconque relation financière ou économique avec ces individus.

Néanmoins, les pays membre de l’UE sont autorisés à délivrer des visas de voyage à ces individus à titre exceptionnel dans des cas où ces individus représentent la République islamique d’Iran dans des réunions internationales ayant lieu en Europe.

Selon une résolution adoptée par l’UE, les pays membres de l’UE n’ont pas le droit de vendre à l’Iran des marchandises ou des équipements que le régime iranien pourrait utiliser pour réprimer et violer les droits et les libertés des Iraniens, notamment les équipements utilisés pour surveiller et contrôler les communications téléphoniques et les échanges via l’Internet.