L'Iran affiche des parties de missiles de fabrication russe lors d'un rassemblement

L'Iran affiche des parties de missiles de fabrication russe lors d'un rassemblement

Téhéran, le 18 avril - L'Iran a affiché des parties d'un nouveau système de missiles de fabrication russe au cours des célébrations annuelles de la Journée de l'Armée. L'agence de presse affiliée à l'Etat, ISNA, a montré des tubes de missiles S-300 et des équipements de radar dans le cadre d'un défilé militaire à travers le sud de Téhéran.

Le système de missiles S-300 est acheté par l'Iran à la Russie pour un coût de 800 millions de dollars (545 millions de livres). Les missiles peuvent être utilisés contre des cibles multiples - tels que des jets ou d'autres missiles. Les unités entièrement mobiles sont capables de suivre des objets sur une gamme de 185 miles. Ce radar et relais sophistiqué, le système S-300, permet de guider jusqu'à 12 missiles simultanément et d'engager six cibles différentes à la fois. Cinq de ces systèmes auraient été envoyé au gouvernement iranien.

La Russie a également livré les S-300 aux forces du président syrien, Bachar el-Assad, allié de l'Iran dans les combats de la guerre civile qui y fait rage depuis 5 ans.

Les États-Unis ont critiqué la vente ; qui a été convenu en 2007, mais gelé par la Russie en 2010 dans le cadre des sanctions internationales contre l'Iran. Le président russe Vladimir Poutine a levé l'interdiction en 2015.

Le président américain Barack Obama a cherché à minimiser l'importance de l'accord lors d'une conférence de presse avec le premier ministre italien, Matteo Renzi, qui vient de rentrer d'un voyage économique à Téhéran.

« Je suis franchement surpris qu'il [l'interdiction de livraisons à l'Iran de S-300] ait tenu aussi longtemps, étant donné que la vente de ces armes défensives n'est pas interdite par les sanctions [du Conseil de sécurité des Nations unies] », a déclaré M. Obama, selon Russia Today.

Malgré la levée des sanctions internationales liées au nucléaire et l'achat des missiles russes, l'économie iranienne continue à lutter.