L’Iran négocie un accord pour réduire les travaux atomiques

The Washington Post

Les Etats-Unis voient dans cette offre une tentative de retarder les sanctions

Une série de rencontres secrètes à Vienne entre diplomates iraniens et européens ont abouti à une promesse de Téhéran hier de suspendre certaines activités nucléaires en échange d’une amélioration du commerce avec la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, d’après des diplomates américains et européens.

Mais l’offre arrivant juste quelques jours avant une réunion sur l’Iran de l’Agence internationale de l’énergie atomique, ne porte pas sur le domaine clé de la conversion de l’uranium, un procédé qui pourrait accélérer les chances de l’Iran de développer une arme nucléaire, s’il choisit de le faire.

La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne continuent de réfléchir longuement sur l’offre, disent des responsables, donnant à l’administration Bush moins d’une semaine pour essayer de les convaincre que l’époque des encouragements et des accords est terminée. Les autorités américaines qui voient dans l’offre iranienne une tactique pour obtenir un délai, reconnaissent qu’une dure semaine les attend et disent que les rencontres du G8 à Genève demain et vendredi seront de première importance.

Quant à hier, l’administration Bush et le trio européen ont chacun rédigé des résolution séparées et concurrentes pour les présenter au conseil de l’AIEA lors de la réunion la semaine prochaine à Vienne, selon des responsables impliqués dans les deux parties des négociations.

La résolution américaine considèrera que l’Iran ne se conforme pas à ses obligations de Traité de non prolifération nucléaire (TNP) et déférera le sujet devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a le pouvoir d’imposer des sanctions ou un embargo pétrolier.

Le plan européen, préféré par la majorité des 35 membres du conseil de l’AIEA, appellera à une suspension complète du programme nucléaire suspect de l’Iran mais retardera la possibilité d’une intervention du Conseil de Sécurité jusqu’à la fin novembre, date à laquelle le conseil se réunira à nouveau. La proposition européenne appellera l’AIEA à compléter un examen global des efforts nucléaires de l’Iran que le conseil jugera en novembre (…)