Londres fixe un ultimatum à l’Iran pour le nucléaire

Daily Telegraph

Par Anton La Guardia
La Grande-Bretagne la nuit dernière a donné deux mois à l’Iran pour sa transparence en matière nucléaire et cesser ses travaux sur l’enrichissement d’uranium ou il devra faire face à des sanctions des Nations Unies.

Après plus d’un an « d’engagement » avec Téhéran sur ses ambitions nucléaires, dont les Etats-Unis pensent qu’elles sont destinées à faire une bombe atomique, une haute autorité britannique a dit que les pays européens étaient à bout de patience.

Le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique se réunit la semaine prochaine et les autorités disent que les pays occidentaux chercheront une résolution pour la prochaine réunion du Conseil en Novembre comme « un point de décision ».

Le but est d’accroître la pression sur Téhéran, bien qu’un objectif caché soit de retarder toute crise jusqu’après l’élection présidentielle au début de novembre.

Des responsables britanniques aimeraient reporter un face à face avec Téhéran jusqu’après les élections irakiennes en janvier pour réduire les chances de l’Iran de provoquer des violences politiques.

Mais la troïka européenne engagée dans les négociations – la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne – est soumise à de fortes pressions des Etats-Unis pour tenir tête à l’Iran.

Cet été, l’Iran a renoncé à des aspects essentiels d’un accord visant à suspendre l’enrichissement d’uranium, un processus capital pour produire de la matière fissile pour du carburant nucléaire ou une bombe atomique.