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L’Iran utilise des sociétés écran pour ses achats nucléaires, disent des exilés

Reuters

Par Kerstin Gehmlich

Paris, 10 sept. - L’Iran utilise de nombreuses sociétés écrans pour acheter du matériel destinés à son programme secret d’armes nucléaire, a déclaré vendredi un groupe d’exilés iraniens qui a fait un rapport précis sur le programme atomique de Téhéran.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), un groupe d’opposition en exil que Washington a mis sur sa liste des organisations terroristes l’an dernier, a dit que Téhéran utilisait des sociétés écrans pour « faire passer ses activités nucléaires pour un simple travail du secteur privé. »

Les Etats-Unis, comme le CNRI, ont accusé l’Iran de développer des armes atomiques sous couvert de programme d’énergie atomique civile. L’Iran, riche en pétrole, dément cette accusation et insiste sur le fait qu’il veut la puissance nucléaire uniquement pour générer de l’électricité.

Le CNRI a divulgué quatre de ces sociétés : Rah-e-Kar nouvelle compagnie industrielle, Pishgam développement de l’industrie énergétique, Iran Pars Tarash et Rah-e Kar-e Sanayeh Novine.

Les Nations Unies ont dit dans leur dernier rapport sur les inspections nucléaires en Iran qu’elles avaient trouvé la trace d’uranium enrichi à Pars Tarash et qu’elles enquêtaient sur leur origine.

Le CNRI a dit que la dernière compagnie sur la liste, Rah-e-Kar, avait acheté du deutérium – une substance à multiples usages civils qui peut être combiné avec du tritium et utilisé dans les armes atomiques – de la Russie. Cela semble confirmer une information confidentielle obtenue par Reuters à Vienne à la fin du mois de juillet.

Bien que l’Iran soit capable de produire son propre deutérium, l’information secrète disait que des scientifiques iraniens avaient été incapables de produire du gaz deutérium-tritium et avaient, « sous la pression du leadership iranien pour accélérer la production d’armes, décidé d’acheter (du gaz deutérium) à l’étranger », en Russie.

Cette information confidentielle disait que l’Iran menait des expériences pour produire du gaz deutérium-tritium avec l’aide de scientifiques russes en Iran. Le gaz peut être utilisé pour initier une réaction en chaîne dans une explosion nucléaire.

D’après le CNRI, une partie du deutérium a été envoyé au centre de recherches nucléaires d’Ispahan et le reste à la centrale d’eau lourde d’Arak. Le deutérium est très souvent utilisé dans les centrales d’eau lourde civiles.

Le CNRI, qui est l’aile politique de l’organisation des Modjahedines du peuple (OMP) a établi sa crédibilité comme source d’information en rapportant en août 2002 que Téhéran dissimulait un site d’enrichissement d’uranium à Natanz et un site d’eau lourde à Arak à l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Cela avait déclenché une enquête à grande échelle de l’AIEA, qui a découvert des sites dans les deux endroits et d’autres activités nucléaires cachées en Iran, mais pas de « canon fumant » pour confirmer l’exactitude des allégations américaines et du CNRI.

Le communiqué du CNRI a également nommé ce qu’il décrit comme un site non révélé jusqu’à présent pour raffiner l’uranium brut en yellow cake à Bandar Abbas, dont il dit qu’il s’agit du second site en Iran dans ce domaine.

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