05232019Jeu

Les Etats-Unis prêts à demander des sanctions de l’ONU contre l’Iran

Financial Times:

Par Guy Dinmore à Washington et Daniel Dombey à Bruxelles

Les Etats-Unis s’apprêtent à proposer des sanctions aux Nations Unies contre l’Iran afin d’arrêter son programme nucléaire suspect, selon des autorités américaines et européennes.

En discussion cette semaine à Vienne, les Etats-Unis font pression sur l’Agence internationale de l’énergie atomique (l’AIEA) afin qu’elle adopte une résolution qui donnerait à l’Iran la date butoir du 31 octobre pour répondre aux inquiétudes de l’agence nucléaire onusienne ou être déféré devant le Conseil de sécurité.

Les négociateurs européens résistent à l’idée d’une saisine du Conseil de sécurité et veulent donner plus de temps. Des responsables européens disent que parler de sanctions est prématuré.

Comme l’ont dit des responsables américains et des diplomates européens, les propositions des Etats-Unis, qui ont été discutées mais n’ont pas été officiellement présentées, envisagent dans un premier temps une condamnation et un avertissement du président du Conseil de sécurité.

L’Iran se verrait octroyé davantage de temps pour se rendre conforme ou serait mis face à des sanctions liées au nucléaire qui, par exemple, cesserait la coopération de la Russie dans la construction d’une centrale nucléaire civile à Bouchehr dans le sud de l’Iran. Des sanctions économiques plus importantes suivraient.

Les Etats-Unis qui disposent déjà d’un embargo commercial contre l’Iran, ont vainement tenté à plusieurs reprises de persuader l’Union européenne d’abandonner sa politique d’engagement et de suivre la ligne américaine d’endiguement et d’isolation.

En privé, les autorités américaines se disent frustrées par l’attitude européenne. Un responsable a dit que la réunion du conseil de l’AIEA ressemblait plutôt à « un coup de pied dans une caillou » bien que l’Union européenne soit d’accord avec les USA que l’Iran cherche à développer des armes nucléaires. Mohammed ElBaradei, le chef de l’AIEA, semblait afficher les deux positions hier. Il a déclaré que son agence ne possédait pas de preuve sur le programme d’armement en Iran, ni même d’enrichissement non déclaré d’uranium.

« Mais sommes-nous en position de dire que tout est pacifique ? A l’évidence, nous n’en sommes pas là », a-t-il ajouté.

La troïka européenne – le Royaume Uni, la France et l’Allemagne – veulent que l’Iran revienne à son engagement de l’an dernier de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium. L’aile dure de l’administration Bush veut que l’Iran abandonne tout son programme nucléaire. L’Iran nie avoir un programme d’armement mais a menacé de reprendre l’enrichissement d’uranium. Il a aussi proposé à l’UE un accord général en 10 points qui couvrirait aussi les armes de destruction massives, les détenus en Iran suspectés d’appartenir à Al-Qaïda, les droits de l’homme et la sécurité régionale.
Les diplomates disent que cet ensemble impliquerait les Etats-Unis, qui refusent de traiter avec Téhéran directement depuis plus d’un an.

Les autorités européennes maintiennent que le bloc des 25, qui discutera prochainement de la question lors de la réunion d’octobre, n’est en aucun cas favorable aux sanctions.

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