The New York Times: Par Dheepthi NAMASIVAYAM and Steven ERLANGER - Taverny, France - Au moins à 30.000 opposants au gouvernement iranien se sont rassemblés samedi dans un stade de cette ville tranquille en dehors de Paris pour soutenir le Conseil national de la Résistance iranienne dans un grand rassemblement, un an après des élections contestées en Iran.

Dans un dispositif de haute sécurité et en présence de certaines personnalités politiques conservatrices bien connues comme l'ancien Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, et l'ancien ambassadeur américain aux Nations Unies, John Bolton, la foule a écouté des discours condamnant le régime iranien des ayatollahs et du président Mahmoud Ahmadinejad.

Le Conseil national de l'Iran, fondé en France en 1981, demeure sur la liste des organisations terroristes du Département d'Etat américain, qui le considère comme un écran politique des Moudjahidine du peuple d'Iran. Mais il a été entièrement supprimé d'une liste similaire de l'Union européenne et il est considéré comme une organisation d’opposition légitime.

Lors du rassemblement, Alejo Vidal-Quadras Roca, vice-président du Parlement européen, a remis une déclaration de soutien au Conseil signé, a-t-il dit, par la majorité des parlementaires européens.

Le Conseil a également fourni des renseignements sur le programme nucléaire iranien venant de sympathisants à l'intérieur du pays, dont certains ont été précis et importants. M. Bolton a appelé Washington à supprimer le Conseil de sa liste du terrorisme, que certains soupçonnent être un geste vis-à-vis de l'ancien président iranien, Mohammad Khatami, considéré par Washington comme un réformateur.

Le meeting, avec des supporters vêtus en mauve et jaune, soutenait la dirigeante du Conseil, Maryam Radjavi, qui se donne le titre de présidente-élue de la Résistance iranienne et vit en exil en France. Son mari, Massoud Radjavi, n'a pas fait d’apparition publique depuis 2003.

Elle a appelé à la mobilisation de la résistance à l'intérieur et l'extérieur de l'Iran, en disant : «Non au fascisme en turban, non à la lapidation, aux exécutions et aux amputations, non au voile obligatoire, à la religion obligatoire, au gouvernement imposé ». Les supporteurs ont crié «Azadi » ou liberté. Elle a appelé les gouvernements à cesser d'acheter du pétrole et du gaz d'Iran, s'est félicitée des résolutions de sanctions adoptées par le Congrès des États-Unis et a déclaré que les dirigeants iraniens devaient être jugés pour crimes contre le peuple iranien.

M. Aznar a déclaré : « Je soutiens votre combat pour la liberté et la démocratie. Le peuple iranien a assez souffert. Il exige et mérite un meilleur gouvernement, qui respecte la dignité des personnes et assure des libertés fondamentales. »

M. Bolton a déclaré que « le régime iranien est devenu une dictature militaire, fasciste et répressive. Mais la répression qui a suivi les élections frauduleuses de 2009 a montré à quel point le régime est criminel et l’opposition puissante. »

Sima Razavi, une responsable informatique de Californie, a déclaré que le meeting était différent cette année en raison des manifestations de l'opposition en Iran après les élections. « Ça a été une année de soulèvement à grande échelle en Iran », a-t-elle dit. «Travailleurs, étudiants, femmes, groupes ethniques et groupes religieux ont été très durement réprimés. C'est l'année après les élections, cela signifie que des gens qui voulaient voter un peu de réforme dans le système ont été de nouveau déçus. »

Farzam Rezapour, 19 ans, étudiant en ingénierie à Luxembourg, a grandi en Iran. Ses parents y ont été emprisonnés, et « quand j’étais enfant, mes parents m'ont isolé de la politique, tout savoir était dangereux », a-t-il dit. Mais il a découvert la politique à travers le Conseil, affirme-t-il, et a été inspirée par la résistance à l'intérieur de l'Iran même.

26 juin 2010
de l'anglais

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