Un membre éminent de l’opposition démocratique de la Syrie a déclaré que la lutte contre Bachar al-Assad est aussi une lutte contre le régime de Téhéran. George Sabra a déclaré dans une interview avec Simay-e-Azadi (la chaîne télévisée de l’opposition iranienne) qu’il considère la Résistance iranienne comme un allié.

Sabra a rendu hommage à Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne, qui vient de condamner fermement les crimes de guerre commis à Alep par Assad à l’aide de Téhéran.

George Sabra a déclaré : « La Résistance iranienne est de notre côté de façon tout à fait sincère. Nous avons des objectifs communs. Nous sommes contre les régimes dictatoriaux au pouvoir en Syrie et en Iran et nous essayons de mettre fin à une crise qui a été créé par le régime des mollahs. Le régime de Téhéran soutient la dictature d’Assad. Ainsi, l’opposition syrienne et l’opposition iranienne sont dans un combat commun. »

« La dictature syrienne est alliée du régime iranien et de la Russie. Le régime d’Assad a reçu un soutien important de la part de la Russie et de l’Iran et sans leurs aides, il n’aurait pas pu se maintenir au pouvoir. Alep qui était jadis la ville la plus peuplée et la plus prospère de la Syrie est actuellement un champ de ruine. Ce qui se passe en ce moment à Alep n’est pas une confrontation militaire, c’est un massacre systématique que le régime syrien poursuit avec l’aide de ses alliés », a ajouté Sabra.

Les observateurs iraniens font remarquer que les interventions militaires du régime iranien dans différents pays de la région ont eu un coût très élevé pour l’économie iranienne. Alors qu’en Iran, plusieurs millions de personnes sont au chômage et vivent sous le seuil de pauvreté, le régime des mollahs dépensent les ressources de ce pays dans des guerres par procuration à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Sabra s’est dit optimiste sur l’avenir. Il a dit souhaiter que le Moyen-Orient devienne une région calme où chaque pays s’occupera de ses propres affaires, sans se mêler des affaires des autres ; une région prospère où les citoyens pourront bénéficier des immenses ressources humaines et naturelles qui existent dans chacun de ces pays et ne verront pas ces ressources gaspillées dans des conflits destructeurs et sectaires.