Le ministre iranien des Affaires étrangères « Javad Zarif vient à Paris justifier les crimes du régime des mollahs en Syrie et les violations des droits humains en Iran » a déclaré Behzad Naziri membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne lors d’un briefing qui s’est tenu au Palais de Luxembourg.

Lors d’une rencontre avec la presse à l’invitation du Comité de Soutien aux droits de l’Homme en Iran (CSDHI) M. Naziri qui fut journaliste et prisonnier politique sous le régime de Khomeiny, a également dénoncé les ingérences du régime iranien en Syrie. S’adressant aux autorités françaises il a martelé « nous attendons des pays occidentaux de ne pas impliquer le régime iranien dans les négociations sur la Syrie. Ce régime est un obstacle à toute solution pacifique.

M. Ahmad Kamel, conseiller de presse de la délégation syrienne de l’opposition dans les négociations sur la Syrie qui intervenait également lors de cette rencontre au Sénat le 21 juin, a pour sa part souligné que « le régime iranien ne propose aucune solution au peuple syrien autre que maintenir Bachar Assad et changer quelques ministres. ».

Pour M. Kamel « le régime des mollahs est l’illustration d’un Daech chiite. Ce régime qui est aussi extrémiste que Daech, ne porteur d’aucune solution pour la Syrie mais est le principal problème ». Il a ajouté qu’après « 400 000 morts le peuple syrien refuse d’accepter que le régime syrien reste tel quel. »

Lors de cette rencontre M. Rasoul Asghari, journaliste iranien en exil, et ancien rédacteur en chef des nouvelles politiques du Journal iranien Sarmayeh (le Capital) a rappelé que sous le gouvernement que représente Javad Zarif, de nombreuses journalistes restent emprisonnées et condamnés à de lourdes peines.

Le constat des intervenants est que la répression est toujours aussi vive en Iran et rien n’a changé sur ce point depuis l’accord sur le nucléaire. M. Naziri rappelle que l’absence de changement de situation dicte l’attitude de l’ONU de renouveler le mandat du rapporteur spécial des droits humains sur l’Iran qui reste toujours interdit d’entrer en Iran.

Rassoul Asghari a espéré que les intérêts économiques ne conduisent pas les autorités et les entreprises françaises à fermer les yeux sur les violations des droits humains en Iran, tout en rappelant que « ceux sont des gardiens de la révolution qui dirigent l’économie en Iran. Faire des affaires avec les pasdarans c’est donner de l’argent pour financer la guerre et le terrorisme. » A-t-il conclut.

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