Iran : Nouvelles révélations sur le soutien aux groupes fondamentalistes islamiques

Iran : Nouvelles révélations sur le soutien aux groupes fondamentalistes islamiques

Selon le président de l’association Struan Stevenson « Le fait que l'Iran ait constamment soutenu et nourri les groupes extrémistes chiites par procuration n'est pas incontestable ; les relations de Téhéran avec les extrémistes sunnites sont moins claires. »

Le fondamentalisme islamique

L'extrémisme islamique est apparu il y a une quarantaine d'années comme une force agressive et déstabilisatrice dans la région avec un impact croissant, se convertissant progressivement en la principale menace pour la communauté internationale.

La grande majorité des 1,7 milliard de musulmans du monde sont sunnites. Les chiites ne représentent que 10-15%. Le fossé entre les deux branches est apparu après la disparition du prophète Mahomet lors des conflits sur sa succession.

Malgré leurs différences et leurs hostilités verbales, les extrémistes chiites et sunnites adhèrent à la même idéologie sous-jacente dans les éléments les plus fondamentaux de leurs croyances et de leur comportement, soit :

- L’instauration d’une épouvantable tyrannie au nom du gouvernement de Dieu

- L’agression continue

- La « guerre du destin », une lutte sans fin

- La non-reconnaissance des limites géographiques

- Une cruauté sans limites

- La misogynie

- La tromperie et la démagogie

L'Iran est probablement le seul État à avoir établi des organisations et des institutions chargées d'exporter et de promouvoir le fondamentalisme islamique sous différentes formes. En tant que tel, Téhéran dispose d'organes spécifiques pour influencer et recruter des groupes et des personnalités chiites, ainsi que des entités spécifiques pour influencer et recruter des groupes et des personnalités sunnites. Ce processus s’organise via :

- La mise en place de centre religieux et culturels en vue d’un endoctrinement idéologique pour recruter des extrémistes islamiques.

- Le soutien aux groupes extrémistes par le biais de fond, d’armes, de logistique et de formation.

Par exemple, le « Forum mondial sur la proximité des écoles de pensée islamiques » [13] est un organe axé sur le ralliement des sunnites sous la bannière de l'Iran. L ' « Assemblée mondiale d'Ahl Al-Bayt » est responsable du recrutement et de l'utilisation des chiites dans divers pays. Ces deux entités bénéficient de budgets considérables. Des dizaines d'autres organismes sont également impliqués dans le recrutement d'islamistes. Par ailleurs, la Force Qods, créée il y a un quart de siècle, est l'instrument principal de la politique d'exportation du fondamentalisme, avec neuf branches ciblant chacune un pays ou une région spécifique. À noter que la Force Qods soutient un large éventail de groupes sunnites, y compris les Taliban et le Jihad, ainsi que des chiites, y compris le Hezbollah libanais.

De nouvelles informations sur les liens de l’Iran avec Al-Qaïda

Des documents concernant l’enceinte d’Oussama ben Laden à Abbottabad, au Pakistan, ont récemment été révélés. Ils comprennent notamment un rapport de 19 pages d’un haut responsable d’Al-Qaïda. Selon ce document, un agent d’Al-Qaïda répondant au nom Abu Hafs al-Mauritani a négocié pour certains membres d'al-Qaïda l’accès à un refuge en Iran après la chute des talibans en Afghanistan suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Les propos du rapport sont on ne peut plus explicites : « Toute personne souhaitant attaquer l'Amérique, l'Iran est prêt à la soutenir et l'aider avec de l'argent, des armes, et tout le reste, ouvertement et clairement... »
Le rapport confirme également le soutien de l’Iran dans les camps du Hezbollah au Liban en échange des intérêts américains en Arabie Saoudite et dans le Golfe et à d’autres groupes désireux de cibler les Etats-Unis. En effet, le dénominateur commun de l’Iran est des groupes extrémistes sunnites est leur inimitié envers l’Occident, notamment les États-Unis et les États arabes. Ainsi, le régime iranien n'a jamais cessé d'aider et de fournir une coopération active, un soutien et une logistique aux fondamentalistes sunnites tels qu'Al-Qaïda et ISIS, partout et chaque fois qu'il servait les intérêts de Téhéran.

L'Iran a collaboré secrètement avec Al-Qaïda et souvent par procuration en raison de sa réputation notoire. Cette coopération secrète a commencé au début des années 1990 au Soudan, s'est poursuivie après le transfert d'Al-Qaïda en Afghanistan et s'est même manifestée sur le sol iranien avant, pendant et après les attentats du 11 septembre. D’ailleurs, le rapport de la Commission sur le 11/9, comprend une section consacrée exclusivement à l'enquête sur les liens iraniens avec al-Qaïda, et le gouvernement américain a reconnu ces liens à plusieurs reprises dans une série de rapports et de déclarations.

Les recommandations de l’EIFA

À la vue de ces nouvelles révélations, des mesures immédiates et concrètent s’imposent plus que jamais. Le rapport de l’EIFA conclut avec les recommandations suivantes :

- Les puissances mondiales qui combattent l'extrémisme islamique et le terrorisme qui en émane doivent souligner le rôle particulier du régime iranien. Cela doit être articulé et adressé publiquement sans aucune considération politique.

- Des sanctions expansives doivent être imposées au CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) dans son intégralité et au Hezbollah. Une campagne globale est nécessaire pour identifier, exposer et sanctionner tous les partenaires commerciaux du CGRI et du Hezbollah à travers le monde.

- Les États-Unis, l'Europe et tous les États civilisés doivent agir ensemble pour expulser de leur territoire tous les agents de la terreur du régime iranien.

Le CGRI, le Hezbollah et tous les autres mandataires de Téhéran doivent être expulsés des pays de la région, en particulier de Syrie.