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Tillerson dénonce à Beyrouth les actions "déstabilisatrices" du Hezbollah

Tillerson dénonce à Beyrouth les actions "déstabilisatrices" du Hezbollah

 Avec AFP - Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a affirmé jeudi que l'engagement du Hezbollah libanais dans le conflit en Syrie, avait des "effets déstabilisateurs" au Moyen-Orient, lors d'une visite de quelques heures à Beyrouth.

Le puissant mouvement armé du Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise et allié de l'Iran, est considéré comme un groupe "terroriste" par Washington. Il est le seul parti libanais à ne pas avoir abandonné son important arsenal militaire après la guerre civile (1975-1990).

Le mouvement chiite combat au côté du régime syrien de Bachar al-Assad, dont le départ est réclamé par les Etats-Unis pour mettre un terme au conflit qui déchire ce pays depuis 2011.

"L'engagement du Hezbollah dans les conflits régionaux menace la sécurité du Liban et a des effets déstabilisateurs sur la région", a souligné M. Tillerson, lors d'une conférence de presse au côté du Premier ministre libanais Saad Hariri.

"Sa présence en Syrie a perpétué le bain de sang, augmenté le déplacement de populations innocentes, et renforcé le régime barbare d'Assad", a-t-il martelé.

Il s'agit de la première au Liban d'un responsable américain de ce rang depuis quatre ans. Après Beyrouth, M. Tillerson, qui a effectué une tournée au Moyen-Orient, s'est rendu en Turquie.

Grâce à l'appui du Hezbollah et surtout de l'allié russe, le régime d'Assad a réussi à reprendre la main dans le conflit, multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à reconquérir plus de la moitié du territoire syrien.

M. Tillerson s'était montré plus conciliant la veille en Jordanie, en estimant qu'il fallait "reconnaître" que le Hezbollah faisait partie "du processus politique au Liban".

Ennemi juré d'Israël qu'il a combattu ces dernières années, le Hezbollah et ses cadres sont la cible de sanctions économiques et bancaires des Etats-Unis.

La justice américaine a mis en place en janvier une équipe spéciale chargée d'enquêter sur le financement du "narcoterrorisme" présumé du Hezbollah.

 

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