Iran-Irak_Maleki-Velayati

Le régime iranien est intervenu dans les affaires intérieures de plusieurs pays, dont la Syrie et le Yémen. Récemment, les ingérences de Téhéran en Irak se sont accrues. Lors d'une visite officielle en Irak il y a quelques semaines, Ali Akbar Velayati, premier conseiller du Guide Suprême, a parlé des élections qui auront bientôt lieu en Irak, en des termes controversé.

Il a déclaré : « Nous ne laisserons pas les libéraux et les communistes gouverner en Irak. » Ce commentaire était bien évidemment en relation avec la situation politique du pays où le mouvement sadriste, dirigé par Muqtada al-Sadr, refuse d'adopter une position dictée par l'Iran.

Les partisans du mouvement sadriste ont exprimé ouvertement leur mépris pour Téhéran et pour des organisations telles que les Gardiens de la révolution (pasdaran). On a entendu des partisans du mouvement sadriste scander des slogans contre Qasem Soleimani – chef de la force Qods affiliée aux pasdaran.

Plusieurs autres personnalités politiques ont commenté l'ingérence de l'Iran dans la politique irakienne, dont le secrétaire du Comité central du Parti communiste irakien, Raed Fahmi. Il a déclaré que c'était une ingérence manifeste dans les affaires intérieures de l’Irak. Le Parti communiste irakien se présente aux élections avec la coalition Sairoun, alliée au mouvement sadriste.

Au cours de sa visite officielle en Iraq, M. Velayati a rencontré le Premier ministre Haider al-Abadi et le Président Fuad Masum, ainsi que des dirigeants chiites ayant des liens avec l'Iran, notamment l'ancien Premier ministre honni, Nouri al-Maliki. Il a également rencontré Ammar al-Hakim, chef du National Wisdom Movement ; Hadi al-Amiri, chef de l'Organisation terroriste Badr, et Cheikh Humam Hamoudi, chef du Conseil suprême islamique irakienne (extrémiste).

Il est évident que Téhéran est préoccupé par la manière dont les élections en Irak vont se dérouler et cherche à obtenir un soutien politique dans le pays.

Téhéran concentre ses efforts à l'étranger parce qu'elle sait que la situation intérieure en Iran est très fragile. Des millions d'Iraniens sont récemment descendus dans la rue pour protester contre les conditions économiques désastreuses. Très rapidement, les manifestations se sont transformées en manifestations pour le changement de régime.

La population a exhorté Téhéran à quitter la Syrie, le Yémen et l'Irak et cesser de dépenser des millions de dollars dans d'autres pays pour ses visées expansionnistes.

Lorsque l'accord nucléaire est entré en vigueur, Téhéran a eu accès à d'énormes quantités d'argent, mais rien n'a été dépensé pour les habitants du pays. Bien que le changement doive venir de l'intérieur du pays, le peuple iranien a besoin d'être soutenu par les démocrates du monde entier.