08142018Mar

Attentat déjoué contre l'opposition iranienne - Le Conseil national de la résistance iranienne appelle à fermer les ambassades en Europe

CNRI appelle à fermer les ambassades iranien en Europe

BRUXELLES 08/08 (BELGA) = Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), groupe d'opposition, a présenté mercredi au Résidence Palace à Bruxelles les résultats de son enquête sur la structure de l'appareil de renseignement du régime iranien en Europe et des personnages clés de la hiérarchie impliquée selon lui dans l'attentat déjoué contre la Convention pour un Iran libre à Paris organisée le 30 juin dernier. Les avocats des parties civiles, présentes au rassemblement en France, ont rencontré dans la matinée le juge d'instruction à Anvers.

Assadollah Assadi, troisième secrétaire à l'ambassade iranienne à Vienne (Autriche), a été arrêté le 1er juillet à Aschaffenburg (Allemagne) sur base d'un mandat d'arrêt européen. Il est accusé d'avoir remis personnellement une bombe aux deux terroristes. Selon les informations du CNRI, l'homme était, depuis juin 2014, responsable du bureau du ministère du Renseignement du régime iranien (VEVAK) à Vienne, avant-poste qui coordonne les activités de autres bureaux en Europe. Avant l'arrêt de 1997 concernant l'attentat du restaurant Mykonos à Berlin au cours duquel 4 dirigeants kurdes iraniens ont été assassinés, l'ambassade du régime iranien à Bonn était le centre névralgique du VEVAK en Europe.

Le CNRI fait aussi valoir que le suspect a été formé au maniement d'explosifs et qu'il a été affecté en Irak début 2004. Il aurait été activement engagé dans l'organisation de réseaux terroristes et aurait mené des missions contre les forces de la coalition, l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), et les forces patriotiques et démocratiques irakiennes opposées au régime des mollahs. Il aurait notamment été impliqué dans l'explosion d'un autobus le 29 mai 2006, qui a fait 11 morts.

L'ancien chef de l'antenne de Vienne, Mostafa Roudaki, serait pour sa part rentré en Iran en 2014 avant d'être affecté en 2017 à la station du VEVAK en Albanie, où un attentat contre l'OMPI aurait été déjoué en mars 2018.

« Les antennes du VEVAK sont sous le commandement de 'l'Organisation pour les renseignements et les mouvements étrangers', qui aurait pour tâche de recueillir des informations et d'essayer d'infiltrer les opposants au régime à des fins terroristes », affirme le CNRI.

L'opposition iranienne dit vouloir alerter « sur une accélération des activités depuis la promotion de cette ancienne direction en organisation en février 2017. » Elle désigne Reza Amiri Moghadam comme chef de cette organisation et avance qu'Assadollah Assadi relevait directement de son autorité. M. Moghadam a participé aux négociations avec les forces américaines en Irak en 2007 au nom du Conseil suprême de sécurité nationale et a dirigé la délégation du régime lors du troisième cycle de négociations avec les États-Unis début 2008.

Le CNRI insiste sur la nécessité d'expulser les agents du Vevak dans les pays européens et de fermer les ambassades et bureaux de représentation du régime. TOB/

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