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Iran, le CGRI et son réseau terroriste régional

La décision du président américain Donald Trump d’inclure le CGRI sur la liste américaine des organisations terroristes est arrivée trop tard, comme toutes les preuves le confirment. Les États-Unis ont reconnu que le CGRI était responsable de 17 % de toutes les pertes américaines en Iraq entre 2003 et 2011.

Le CGRI continue de menacer la région du Golfe jusqu’à aujourd’hui. Le commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution a déclaré que les milices avaient armé quelque deux cent mille jeunes en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen.

Le président iranien Hassan Rouhani a en effet déclaré que son gouvernement avait échoué à cause de la présence d’un autre gouvernement dirigé par le CGRI, avec toute sa puissance économique, son influence médiatique et ses armes lui permettant de faire respecter son autorité par l’opposition.

La décision américaine a irrité les agents régionaux de l’Iran, notdirigés par le chef de la milice libanaise du Hezbollah Hassan Nasrallah, car elle a porté un coup sévère au soutien dont le CGRI leur prodigue.

Afin de les contraindre à revoir leur politique régionale, à abandonner leurs pratiques hostiles et expansionnistes, la décision vise à démasquer les liens financiers entre les Gardiens de la révolution et leurs agents et à exercer une pression maximale sur les mollahs iraniens.

Le gouvernement Trump ne paraît pas intéressé à utiliser la force musclée dans la poursuite des objectifs de la politique étrangère américaine. Mais il a recours à des stratégies de soft power qui sont tout aussi efficaces, sinon plus.

Trump a toujours concentré ses menaces sur le front économique. N’oublions pas sa fameuse menace de détruire la Turquie économiquement.

Trump met à profit son expérience et sa mentalité d’homme d’affaires qui connaît les forces et les faiblesses des économies. En effet, l’utilisation de l’arme des sanctions est différente cette fois-ci.

Il ne s’agit pas de sanctions conventionnelles, mais de frapper l’épine dorsale de l’économie en coupant les lignes de communication entre un État et l’économie mondiale.

Les sanctions vont conduire à un isolement économique difficile, dont l’impact sera plus fort et plus grave que celui des frappes militaires.

Les dictatures utilisent les frappes militaires étrangères comme prétexte pour mobiliser les gens et inventer une histoire autour de fausses revendications telles que la résistance aux interventions étrangères et la lutte contre l’agression. Les slogans masquent et prolongent les souffrances du peuple causées par le développement échoué et le gaspillage des ressources dans des aventures régionales. Le régime des mollahs a scandé les mêmes slogans depuis la révolution de Khomeini en 1979.

Bien que la décision de mettre les Gardiens de la révolution sur la liste du terrorisme demeure une décision américaine, les alliés de l’OTAN de l’autre côté de l’Atlantique partagent une vision commune du régime iranien. Les deux parties ne diffèrent que sur le plan tactique.

L’UE a imposé des sanctions à plus de 80 entités et individus iraniens pour protester contre de graves violations des droits de l’homme dans le pays. Récemment, le Royaume-Uni a interdit le Hezbollah libanais dans le pays.

L’Europe est plus intéressée à contenir le danger du régime des mollahs tout en maintenant des voies de dialogue ouvertes dans l’espoir que le régime changera un jour sa politique agressive.

Néanmoins, la douceur a échoué au cours des dernières décennies. L’approche calme envoie le mauvais message au régime des mollahs, lui permettant de poursuivre sa politique prédatrice.

La manière forte exposera et démantelera les réseaux terroristes régionaux dirigés par les mollahs iraniens. Les sanctions américaines imposées au secteur pétrolier iranien, qui interdiront l’exportation de pétrole iranien à partir du mois de mai afin de bloquer le financement des activités terroristes menées par les Gardiens de la Révolution, conduisent les mollahs vers une situation incertaine dans un futur proche.

Les sanctions aboutiront inévitablement à l’effondrement du régime fragile et fondé sur une alliance d’intérêts idéologiques. Il n’aurait pas été possible de lutter contre le terrorisme sans mettre fin à ce régime tyrannique qui se prétend lutteur contre le terrorisme, même s’il en est l’un des plus fameux coauteurs.

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