Le chef de la force terroriste Qods des gardiens de la révolution iraniens a été tué par des tirs de drone qui se sont abattus à proximité de l’aéroport international de Bagdad.

Un convoi composé des membres de la Mobilisation populaire (Hachd Al-Chaabi, MP), coalition de milices chiites inféodés à Téhéran a été visé un bombardement spectaculaire des drones américains.

Cela intervient trois jours après une attaque inédite de l’ambassade américaine par des manifestants pro-iraniens, et alors que le territoire irakien semble devenir au fil des jours le théâtre d’un épisode de haute tension entre les Etats-Unis et l’Iran.

Parmi les cinq morts confirmés dans cette nouvelle attaque, des personnalités de premier plan de ce bras de fer géopolitique. A commencer par le sinistre pasdaran iranien Ghassem Soleimani, figure majeure du régime répressif de Téhéran, selon une information de la télévision d’Etat irakienne confirmée par les gardiens de la révolution iraniens.
Formé au sein des gardiens de la révolution, et devenu chef de leur unité d’élite de la force Qods, le général des pasdarans s’ingérait en Irak au Liban en passant par la Syrie.

Les milices de la MP, dont le convoi a été visé, ont aussi annoncé la mort d’Abou Mahdi Al-Mohandes, leur numéro deux. Cette coalition de paramilitaires a, dans la foulée, accusé les Etats-Unis d’être responsables de ce bombardement. Quelques heures plus tard, le président Donald Trump a publié sur son compte Twitter la simple image d’un drapeau américain, avant que le Pentagone n’indique avoir « tué » le général Soleimani, à la demande de celui qui est aussi commandant en chef des armées.

« J’apprécie l’action courageuse du président Donald Trump contre l’agression iranienne », a rapidement salué sur les réseaux sociaux l’influent sénateur républicain Lindsey Graham, proche allié du président.

De leur côté, les manifestants antipouvoir exultent à Bagdad. Des dizaines d’Irakiens qui conspuent depuis plus de trois mois le pouvoir à Bagdad et son parrain iranien chantent et dansent vendredi matin sur la place Tahrir de la capitale irakienne, scandant notamment : « Ghassem Soleimani, la victoire divine est arrivée. »