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Des europarlementaires exigent l’envoi de l’Iran au Conseil de Sécurité

Iran Focus, Bruxelles/Londres, le 12 novembre - Un groupe de parlementaires européens a demandé l’envoi immédiat du dossier nucléaire de l’Iran devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, invoquant dans un premier temps le refus de Téhéran de suspendre son cycle de combustible nucléaire pouvant déboucher sur la fabrication d’une bombe nucléaire et, dans un deuxième temps, le caractère insidieux de ses activités.

Mercredi, à l’occasion d’une conférence intitulée « Iran : Menaces et Ambitions Nucléaires » au siège du Parlement européen à Bruxelles, Karl von Wogau, président de la sous-commission de la Sécurité et la Défense du P.E, a déclaré que, du point de vue de la sécurité et de la défense de l’U.E., le pire scénario serait que des armes nucléaires tombent entre les mains de terroristes.

« Si les activités nucléaires de l’Iran sont pacifiques, pourquoi les ont-ils cachées pendant toutes ces années », a interrogé von Wogau.

« Le récent discours [du Président iranien Mahmoud"> Ahmadinejad dans lequel il a demandé qu’Israël soit rayé de la carte, montre clairement les dangers que représente ce régime », a-t-il avancé.

Le parlementaire allemand a affirmé que les « réunions courtoises » avec la République islamique étaient une erreur puisque le pays avait manqué à sa promesse de mettre fin à ses activités d’enrichissement de l’uranium. Par contre, a-t-il suggéré, il est temps que le dossier nucléaire de l’Iran soit renvoyé devant le Conseil de Sécurité avant la fin du mois de novembre.

Un autre parlementaire européen, Paulo Casaca, ayant compétence en matière de défense et de sécurité européennes, a déclaré : « C’est non seulement de l’intérêt de l’Occident, mais aussi du peuple iranien que de faire stopper les activités nucléaires de l’Iran ».

Casaca, qui est à la tête de la délégation du Parlement Européen à l’OTAN et co-président du groupe interparlementaire « Les Amis d’un Iran Libre », a toujours ouvertement pris position contre la politique du régime iranien.

Le parlementaire européen estonien, Tunne Kelam, a déclaré lors de la conférence que l’U.E. devait prendre des mesures pour renvoyer le dossier nucléaire de l’Iran devant le Conseil de Sécurité. « Sinon, ce régime va prendre le monde au dépourvu », a affirmé Kelam, un opposant important dans son pays durant les années de totalitarisme.

Kelam a suggéré que l’U.E. devait changer de politique vis-à-vis de l’Iran « afin d’empêcher une catastrophe imminente ».

« S’il n’y avait aucune alternative, nous n’aurions pas d’autre choix que de faire avec le régime actuel. Mais à mon avis, le Conseil national de la Résistance est la meilleure alternative possible », a-t-il avancé, faisant référence au groupe d’opposition qui a été le premier à mettre à jour les activités nucléaires secrètes de Téhéran en août 2002.
L’ex-président de la Lituanie, Vytautas Landsbergis, qui est maintenant eurodéputé, a demandé avec ferveur un soutien actif pour l’opposition démocratique en Iran.

« Le peuple iranien est victime de la politique nucléaire de l’Iran. Les Allemands étaient-ils en faveur d’Hitler ? Ils étaient eux-mêmes persécutés. Là, c’est le peuple iranien qui sera persécuté », a déclaré Vytautas Landsbergis.

Struan Stevenson, membre du parti conservateur écossais et l’un des dirigeants de la coalition conservatrice au pouvoir au Parlement européen, a dénoncé les « tentatives pathétiques d’apaisement » de l’Union Européenne et a déclaré que cette politique « n’a fait que pousser le régime oppressif des mollahs à accélérer ses efforts pour se procurer des armes nucléaires ».

« La politique de l’U.E. a conduit à la présidence le preneur d’otages et le terroriste Ahmadinejad, dont les propos effrayants sur la radiation d’Israël de la carte ont choqué le monde », a soutenu Stevenson.

Mohammad Mohadessine, président de la commission chargée des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré que l’Iran travaillait aussi sur des projets multiples de fabrication de missiles capables de transporter des ogives nucléaires.

« Les gardiens de la révolution travaillent actuellement sur un type de missile nommé Ghadr ayant une portée de 2500 à 3000 km, et qui pourrait atteindre Berlin, Rome, Athènes, Vienne et d’autres villes européennes », a annoncé Mohadessine, dont l’ouvrage l’Intégrisme islamique : la nouvelle menace mondiale est devenu un best-seller.

Le projet Ghadr est maintenant achevé à 70%, a déclaré l’opposant iranien, sans donner de date pour la phase finale de la fabrication du missile.

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