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Un diplomate iranien condamné pour complot terroriste contre des dissidents

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La Cour belge d’Anvers a rendu sa décision dans l’affaire du diplomate iranien Assadollah Assadi et de ses trois complices le jeudi 4 février 2021. Après plus de deux ans d’enquête sur le complot à la bombe déjoué de Téhéran contre le grand rassemblement Iran libre 2018 à Paris, Le tribunal n’a pas reconnu l’immunité diplomatique d’Assadi et a condamné les quatre «terroristes» à une peine d’emprisonnement de longue durée.

En novembre 2020, les procureurs belges avaient demandé la réclusion à perpétuité pour Assadi, en tant que cerveau du complot, et 15 à 18 ans de prison pour ses complices. Finalement, les juges ont condamné Assadi à la peine maximale de 20 ans, Nasimeh Naami à 18 ans, Mehrdad Arefani à 17 ans et Amir Sadouni à 15 ans de prison.

Simultanément, des partisans des Moudjahidine du peuple d’Iran (MEK / OMPI) se sont rassemblés devant le tribunal. En outre, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a organisé un webinaire international réunissant des dissidents iraniens d’au moins 40 pays. De nombreux politiciens et parlementaires européens et américains ont assisté à la conférence virtuelle.

En tant qu’oratrice principale de la conférence et principale cible de l’attaque d’Assadi, la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi, a souligné le rôle du gouvernement iranien dans le parrainage du terrorisme. «La condamnation du diplomate terroriste du régime clérical par la justice d’un pays européen confirme le terrorisme parrainé par l’État», a-t-elle déclaré.

L’avocat d’Assadi a également souligné cette réalité en déclarant: «Mon client a le sentiment que ce n’est pas lui-même mais son gouvernement qui est jugé.»

La condamnation d’un diplomate iranien a souligné des faits importants, notamment le fait que la théocratie au pouvoir en Iran a organisé un vaste réseau pour terroriser et faire chanter d’autres pays, ainsi que pour cibler les dissidents. En parallèle, Téhéran mène une campagne de désinformation contre la Résistance iranienne, en particulier l’OMPI.

Cependant, le principal objectif des dirigeants iraniens est de supprimer l’opposition à l’intérieur du pays. La République islamique a institutionnalisé les violations des droits de l’homme dans sa constitution, qui est le principal instrument des autocrates pour assurer leurd actions. Dans ce contexte, ils utilisent le terrorisme pour faire taire les dissidents ainsi que les gouvernements étrangers.

En plus de la répression à l’intérieur, ce régime cible également les dissidents à l’étranger pour décourager les gens en colère contre toute manifestation. Les ayatollahs éliminent apparemment leurs opposants mais, en fait, ils créent et répandent une atmosphère de peur parmi les citoyens.

De plus, le gouvernement iranien a explicitement désigné son alternative. Les responsables iraniens ont exploité les privilèges diplomatiques pour transférer et livrer des matières explosives à des terroristes. Sous le couvert du troisième conseiller de l’ambassade d’Iran à Vienne, Assadollah Assadi dirigeait la station de renseignement de Téhéran en Europe.

Pendant cette période, il a établi un réseau étendu de cellules dormantes de terroristes. Lors de ses voyages dans 11 pays européens, il a personnellement payé les salaires des agents secrets. Les forces de l’ordre allemandes ont découvert et saisi deux brochures lors de l’arrestation d’Assadi en juillet 2018.

L’un d’eux contenait les instructions à la bombe pour le complot terroriste. Un autre contenait 289 notes, y compris les rendez-vous et les reçus. Ces informations ont donné un indice aux services de sécurité européens pour faire la lumière sur les opérations secrètes du gouvernement iranien sur le sol européen.

Enfin, Assadi avait été chargé par le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. En Occident, beaucoup imaginent Zarif comme un «modéré». Ils essaient ironiquement d’encourager les modérés par rapport aux extrémistes tandis que Zarif et son président Hassan Rohani sont des loups vétu de la peau d’un mouton, disent les militants de l’opposition.

En d’autres termes, la condamnation du subordonné de Zarif a prouvé qu’il n’existait aucune distinction entre les modérés et les extrémistes de l’Iran en matière de sauvagerie. Dans ce contexte, avant de serrer la main de Zarif et de prendre des selfies, les négociateurs internationaux doivent se demander ce qui aurait pu arriver si le complot d’Assadi avait réussi et que la bombe avait explosé.

Les dissidents iraniens ont fréquemment insisté sur le fait que la communauté internationale devrait conditionner toute négociation avec des responsables iraniens à la fin des violations des droits de l’homme à l’intérieur du pays et du terrorisme à l’étranger. Des négociations inconditionnelles avec les autocrates d’Iran ne font que les inciter à commettre davantage d’abus des droits de l’homme et plus de complots terroristes, disent-ils.

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