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Les Iraniens se tournent vers le cyberespace pour exprimer leur mécontentement

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Au cours des quatre dernières décennies, les mollahs ont transformé l’Iran en une prison géante. Une prison effrayante qui interdit même aux citoyens de penser en dehors des désirs et normes du Guide suprême. Adolf Hitler a exploité les sensitifs nationaux des Allemands. Cependant, le Guide iranien tire les ficelles des croyances religieuses des citoyens.

Sous la théocratie au pouvoir en Iran, la population a été systématiquement interdit de la liberté d’expression. Avoir une idée opposée ou défendre le pluralisme politique sont des crimes impardonnables et les «accusés» risquent l’emprisonnement à vie, la torture et l’élimination physique.

Dans une telle prison, les médias sont au service de l’appareils répressifs. En outre, ils défendent le terrorisme, la torture et l’élimination des opposants.

Aujourd’hui, Ali Khamenei, 81 ans, est le guide suprême du régime en Iran. Il a hérité de cette position du fondateur de la République islamique Ruhollah Khomeini en 1989. Les observateurs pensent que l’état de santé de Khamenei s’est détérioré en raison de son cancer incurable.

Politique de tyrannie, de censure et de falsification
Le premier objectif des dirigeants est de préserver leur tyrannie au pouvoir. Depuis 1979, ils ont trahi les citoyens iraniens et détourné la lutte du peuple pour l’égalité et la liberté. Au lieu d’un gouvernement démocratique, ils ont façonné une dictature cruelle sous la bannière de la «foi», qui est bien plus oppressive que son prédécesseur.

Cependant, des manifestations à l’échelle nationale ont montré que les politiques oppressives du gouvernement avaient été surmontées et que les autorités ne pouvaient plus empêcher les Iraniens d’accéder au monde extérieur. Grâce à la technologie de communication, aujourd’hui les gens peuvent faire entendre leur voix et exprimer leurs doléances.

Ce développement permet également à différentes classes de la société d’agir avec une unité et de coordonner leurs activités. En outre, ils peuvent envoyer rapidement de nouveaux rapports sur les violations des droits de l’homme et la répression des manifestants à l’extérieur du pays. Cette question atténue l’ampleur de la répression et conduit la communauté internationale à sanctionner la dictature.

Les activités des internautes restreignent les abuseurs des droits humains
Par exemple, ces derniers mois, le fascisme clérical a été condamné par la communauté internationale pour ses violations des droits humains en Iran. Le 16 décembre, l’ONU a condamné une fois de plus la violation grave et systématique des droits de l’homme par le gouvernement iranien. Un jour plus tard, le Parlement européen a condamné et exprimé ses inquiétudes concernant les conditions des droits de l’homme en Iran.

En réponse, les responsables iraniens ont rejeté les appels internationaux à l’amélioration des droits fondamentaux du peuple. Ils ont blâmé l’opposition (l’OMPI) d’avoir incité le monde à soutenir les manifestations pacifiques. Notamment, en raison de son réseau national élargi, l’OMPI joue un rôle clé dans la dénonciation des atrocités commis par les ayatollahs et les pasdaran.

Plus tôt à la fin du mois d’août, des internautes iraniens ont contraint le gouvernement à suspendre la peine de mort contre trois jeunes hommes détenus par les forces de sécurité de l’État (SSF) lors de manifestations de novembre 2019. De plus, des militants des médias sociaux ont attiré l’attention de la communauté internationale sur le cas de Navid Afkari , Champion iranien de lutte, qui a néanmoins été finalement exécuté pour avoir participé à des manifestations pacifiques.

Les activités des opposants dans le cyberespace préoccupent extrêmement les autorités. Dans ce contexte, un «réformiste» connu, Abbas Abdi, a mis le gouvernement en garde contre les défis à venir. Il a expliqué que le principal défi de l’État ne concernait ni les relations extérieures, ni le domaine économique. Dans son article intitulé «Passer à la société virtuelle», il a admis la faiblesse du gouvernement à freiner les mécontentements et les manifestations. «Il y a deux décennies, nous avions un système médiatique et une vraie société. Nous pouvions contrôler la société de plusieurs manières, y compris les forces de sécurité, de renseignement, judiciaires ou médiatiques. En réalité, les médias monopolisés étaient l’anneau de connexion entre tous les éléments de contrôle », a écrit Abdi dans le quotidien Etemad du 19 décembre.

«Cependant, avec l’émergence des satellites, d’Internet, puis des smartphones et des médias sociaux, nous avons assisté à la formation de médias alternatifs aux côtés des médias officiels. Ces [nouveaux médias] sont indépendants du pouvoir officiel. Par conséquent, l’Etat n’a aucun pouvoir effectif pour les superviser », a-t-il ajouté.

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