IranDroits de l'hommeLa misère des enseignants iraniens

La misère des enseignants iraniens

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Alors que le monde célébrait la Journée des enseignants le 5 octobre, pour honorer les enseignants et leur travail dans l’éducation des jeunes générations, les enseignants iraniens sont toujours aux prises avec le chômage, le manque de salaires et les mauvaises conditions de vie. À une époque où la jeune génération d’Iraniens a besoin d’enseignement et d’éducation, les enseignants ont du mal à joindre les deux bouts en raison de la nature corrompue du régime iranien.

Les manifestations se poursuivent en Iran alors que les enseignants se battent contre le régime pour obtenir leurs droits, notamment des salaires plus élevés et de meilleures conditions de vie.

La misère des enseignants iraniens
La misère des enseignants iraniens

Ce, malgré les mesures répressives et judiciaires et la répression sévère des manifestations. Plusieurs éminents militants des droits des enseignants ont été condamnés à de longues peines de prison pour avoir participé à des manifestations pacifiques pour défendre les droits de leurs collègues.

Les militants pensent que, compte tenu du seuil de pauvreté fixé par des économistes indépendants, les enseignants iraniens vivent pratiquement en dessous du seuil de pauvreté. Les écoles publiques sont gérées avec l’argent des parents et la qualité de l’éducation y est insuffisante.

Le suicide des enseignants en Iran
En raison de la pauvreté à laquelle ces enseignants sont confrontés, trois enseignants, Hassan Chenarani, Gholamabbas Yahyapour et Amin Kianpour se sont suicidés au cours des deux derniers mois.

Le professeur de mathématiques du lycée, Amine Kianpour, âgé de 43 ans, s’est immolé le 27 juin devant le bâtiment du pouvoir judiciaire à Ispahan alors qu’il protestait contre une décision de justice l’expulsant de son domicile. En raison de la gravité des brûlures, il a perdu la vie.

Gholamabbas Yahyapour, également professeur de mathématiques, de la province de Fars, s’est pendu le 15 septembre en raison de la pauvreté dans laquelle il vivait. Il avait demandé un prêt bancaire de 50 millions de tomans (2 000 $) mais n’avait pas les moyens de payer la caution de 5 millions de tomans (moins de 200 $) pour le recevoir. Trois jours après la mort de Yahyapour, le suicide de Hassan Chenarani, un enseignant de Neishabour, a été signalé par l’Association professionnelle des enseignants iraniens.

Alors que le début de la nouvelle année scolaire approchait, les enseignants iraniens ont recommencé à organiser des manifestations nationales successives tout au long du mois de septembre. Les manifestations des enseignants se sont étendues à 40 villes dans 20 provinces du pays.

Des années de harcèlement par les autorités iraniennes
Malgré les protestations des enseignants iraniens pour défendre leurs droits et leurs revendications légitimes, la seule réponse du régime a été de leur donner de faux espoirs tout en réprimant les manifestations pacifiques et en arrêtant les militants.

De nombreux syndicalistes ont été victimes de harcèlement, d’arrestations et de détentions arbitraires, ainsi que de procès inéquitables et de longues peines de prison aux mains des autorités iraniennes.

Parmi les personnes actuellement emprisonnées pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement figurent : Esmail Abdi, Mohammad Hossein Sepehri, Hashem Khastar, Nahid Fath’alian, Nosrat Beheshti, Yaghoub Yazdani, Mohammad Reza Ramezanzadeh, Hossein Hassankhani, Mehdi Fathi, Aziz Ghaseminabadeh, .

Le professeur d’histoire Mehdi Fathi est un militant syndical de la province de Fars. Les forces de sécurité l’ont arrêté violemment le 14 septembre et l’ont détenu en prison, après des années de harcèlement par les autorités pour son implication dans des activités syndicales. Bien qu’il souffre d’une maladie cardiaque, il s’est vu refuser l’accès à un traitement médical et n’a pu contacter brièvement sa famille qu’une seule fois depuis son arrestation.

Dans un article sur la Journée internationale des enseignants, le quotidien d’État Arman, du 6 octobre, a souligné les conditions déplorables des enseignants iraniens :

« Contrairement au nécessaire soutien souligné par l’UNESCO, les enseignants iraniens sont toujours au prise avec les misères de la vie et du manque de justice éducative et professionnelle… Ces problèmes ont accru le fossé entre une grande partie des enseignants et les responsables.

« Un exemple de cette situation traumatisante est la détention des militants au cours des dernières semaines, notamment Aziz Qasemzadeh, Gholamreza Gholami à Shiraz et Yaghoub Yazdani au Nord Khorasan. Des arrestations pour avoir protestaté…. »

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