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Bush assure privilégier la diplomatie sur le nucléaire iranien

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"Le meilleur moyen pour les Etats-Unis de résoudre cela diplomatiquement est de travailler avec les autres pays pour envoyer un message clair disant ‘vous serez isolés et vous aurez des difficultés économiques si vous continuez à enrichir (de l’uranium)’", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis et les autres grandes puissances, qui se retrouvent lundi et mardi au sommet du G8 à Hokkaïdo (Japon), soupçonnent l’Iran de chercher à se doter d’un arsenal atomique. Téhéran dément et affirme qu’il n’a pour volonté que de développer le nucléaire civil afin de produire de l’électricité.

Malgré l’adoption de trois trains de sanctions par le Conseil de sécurité de l’Onu, l’Iran fait valoir son droit au nucléaire civil et refuse d’abandonner son programme.

Mercredi, le ministre iranien des Affaires étrangères a cependant ouvert la porte à des discussions sur les mesures incitatives proposées par les "six" – les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne -, visant à obtenir une suspension des activités d’enrichissement d’uranium.
"Nous voyons une possibilité de commencer une nouvelle série de pourparlers", a dit Manouchehr Mottaki lors d’une conférence de presse aux Nations unies, jugeant que des "déclarations et approches constructives" avaient contribué à créer une "nouvelle atmosphère".

Et dans une tribune publiée mercredi par le quotidien Libération, l’ancien ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati, aujourd’hui conseiller du Guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, fait part de la volonté de l’Iran de parvenir à un "compromis" avec les pays occidentaux.

Le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, qui a présenté les mesures incitatives des "six", a fait savoir mercredi qu’il n’avait pas reçu de réponse formelle. Mais Mottaki aurait assuré que l’Iran allait répondre "très prochainement".

Washington a dit plusieurs fois privilégier un règlement diplomatique du conflit, sans exclure une intervention militaire en cas d’échec des négociations.

Israël, soupçonné d’être le seul pays de la région à posséder un arsenal nucléaire, a adopté la même position. Les rumeurs d’une attaque israélienne contre l’Iran ont été relancées le 20 juin lorsque le New York Times a fait état de manoeuvres d’envergure de l’aviation israélienne en Méditerranée.

FACTEUR DE DÉSTABILISATION

Selon la chaîne ABC News, qui citait mardi une source autorisée du Pentagone, l’offensive israélienne serait de plus en plus probable. ABC ajoutait qu’une telle attaque engendrerait des représailles contre l’Etat hébreu et son allié américain.

Le département d’Etat a aussitôt démenti ces affirmations, alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, jugeait qu’Israël n’était pas en position de pouvoir de se lancer dans une attaque.

Après la parution d’informations sur les manoeuvres israéliennes dans le New York Times, le commandant des Gardiens de la révolution, bras armé du régime iranien, avait réagi en affirmant que Téhéran bloquerait le trafic maritime dans la région du Golfe, par laquelle transite 40% du pétrole mondial, en cas d’attaque.

Mercredi, le chef d’état-major interarmes américain a estimé que l’Iran pourrait entraver les activités dans le détroit d’Ormouz, mais ne serait pas capable d’interrompre le trafic de façon durable.

"Les analyses dont je dispose indiquent avec certitude que (l’Iran) a les capacités de perturber (l’activité dans) le détroit d’Ormouz (…) Je crois que cela ne durerait pas", a dit l’amiral Mike Mullen.

Rappelant sa défiance envers la République islamique, Mullen a également souhaité "plus de clarté" et un large dialogue entre les gouvernements américain et iranien.

"Ma position vis-à-vis du régime iranien n’a pas changé. Il reste un facteur de déstabilisation dans la région", a-t-il dit. "Mais je suis convaincu que la solution pour faire changer le comportement de l’Iran passe toujours par d’autres moyens (que la force), dont les pressions diplomatiques, financières et internationales."

Un peu plus tôt, le commandant de la Ve flotte américaine, le vice-amiral Kevin Cosgriff, avait prévenu l’Iran que les Etats-Unis ne le laisseraient pas bloquer le détroit.

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