OpinionAnalyseL’évolution de la politique américaine concernant l’Iran

L’évolution de la politique américaine concernant l’Iran

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Il explique comment dans le monde post-Daech, Washington concentrera ses ressources sur la menace bien plus dangereuse posée par Téhéran. Selon cet article, daté du 18 décembre 2017, le gouvernement a fait savoir clairement que de nombreuses politiques destructrices adoptées par Téhéran sont devenues inacceptables.

Décrit, comme une « première » par Reuters, lundi dernier, l’ambassadrice américaine au Nations Unies, Nikki Haley, a exposé en détails le matériel iranien utilisé pour armer les milices houthites yéménites – connues pour être soutenues par le régime iranien – et ainsi déstabiliser la région.

N. Haley a déclaré pendant sa conférence de presse dans le hangar du Département américain de la défense où les équipements étaient présentés aux médias : « Nous ne nous concentrons pas seulement sur le programme nucléaire. Nous examinons aussi de près le programme de missile balistique de l’Iran, ses exportations d’armes et son soutien aux terroristes, aux milices et aux dictateurs. »

Le régime iranien peut aussi être décrit comme un parrain de pratiques malicieuses qui étendent la souffrance du Levant jusqu’à l’Asie centrale.

« Il est difficile de trouver un groupe terroriste au Moyen Orient qui n’est pas lié au régime iranien. Le régime iranien met de l’huile sur le feu » des conflits.

Les défenseurs de l’engagement constructif envers le régime iranien accusent le gouvernement américain d’ouvrir la voie à une guerre avec l’Iran.

L’article poursuit affirmant, comme l’a souligné l’ambassadrice Haley, qu’il est grand temps pour la communauté internationale de prendre des mesures décisives, comme des sanctions paralysantes contre le régime et ses institutions belligérantes afin de mettre enfin un terme à ce qui est devenu « une menace mondiale. »

Selon l’auteur, l’opposition iranienne, le Conseil national de la Résistance iranienne, connue pour avoir dénoncé le programme nucléaire de Téhéran, indique qu’une « politique ferme doit reposer sur les mesures pratiques suivantes :
– L’éviction des Pasdaran et de ses milices d’Irak, de Syrie, du Yémen, du Liban et de l’Afghanistan, et empêcher le transfert d’armes et de troupes iraniennes vers ces pays ;
– Imposer des sanctions exhaustives sur les Pasdaran, notamment empêcher leur accès au système bancaire mondial ;
– Se pencher sur le dossier iranien des violations des droits de l’Homme, notamment sur le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988, l’envoyer devant la Cour pénale internationale et traduire en justice les dirigeants politiques du régime responsables de ces crimes ;
– Imposer les résolutions précédentes de l’UNSC concernant le programme nucléaire iranien, interdire l’enrichissement en uranium et lancer des inspections sans condition et inopinés sur les installations militaires ou non-militaire du régime.

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