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L’objectif du sommet de Bagdad et son impact sur le gouvernement iranien

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Le Sommet de Bagdad s’est tenu dans la capitale irakienne le 28 août 2021, en présence des dirigeants et hauts responsables des pays voisins de Bagdad. En dehors des raisons apparentes invoquées pour la tenue du sommet, quelle est la nature et le but de ce sommet ?

Le Moyen-Orient regorge de nombreuses crises et turbulences. Mais de temps en temps il y a des rencontres dans cette région entre les pays qui essaient de diminuer leurs désaccords, alors que chaque fois le résultat n’est pas nul mais n’est pas toujours parfait et les conflits continuent.

La question de la coopération et du dialogue entre l’Arabie saoudite et le gouvernement iranien a parfois conduit l’Irak, lui-même victime de l’intervention du gouvernement iranien dans le pays, à accueillir les deux pays, à l’est et au sud de ses frontières, et à tenter sa chance pour un accord qui pourrait apporter une relative stabilité à l’Irak qui est mis à mal par les conflits principalement exécutés par le régime iranien.

Avant le début des pourparlers de Vienne sur le programme nucléaire du gouvernement iranien, le président français Emmanuel Macron a déclaré que toute nouvelle négociation sur l’accord nucléaire iranien (JCPOA) devrait inclure l’Arabie saoudite et d’autres pays de la région.

« L’Arabie saoudite et son allié, les Émirats arabes unis, ont déclaré que les États arabes du Golfe (persique) devraient cette fois être impliqués dans toutes les négociations qui, selon eux, devraient également aborder le programme de missiles balistiques de l’Iran et son soutien aux mandataires autour du Moyen-Orient. » (Reuters, 29 janvier 2021)

Le gouvernement iranien, au nom de la soi-disant Initiative irakienne, a rencontré l’Arabie saoudite à Bagdad pour empêcher les pays arabes de s’ingérer dans les pourparlers de Vienne et que l’ingérence régionale du régime ne devrait pas être incluse dans les nouvelles négociations nucléaires. Cela pourrait avoir un impact important sur le gouvernement iranien, car il s’y oppose toujours fermement.

Parallèlement aux pourparlers de Vienne, des réunions secrètes et parfois officielles ont eu lieu entre l’Iran et l’Arabie saoudite sans aucun résultat spécifié.

Le gouvernement iranien, que l’on croyait avoir atteint son objectif, qui était de tenir les pays arabes à l’écart des pourparlers de Vienne, n’a manifesté aucune volonté sérieuse de poursuivre les pourparlers finalement bloqués le 20 juin et qui n’ont pas repris jusqu’à présent.

Maintenant grâce à l’hôte du gouvernement irakien et les pourparlers irano-saoudiens ont repris. Les deux pays se sont rencontrés à Bagdad le 28 août, avec d’autres voisins irakiens, à l’exception de la Syrie.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères et son homologue iranien ont également assisté au sommet de Bagdad.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdullahian, qui a assisté à la réunion de Bagdad au nom du gouvernement iranien, a déclaré que le gouvernement iranien était prêt à développer une coopération bilatérale et régionale avec l’Arabie saoudite.

Il convient de mentionner que le ministre irakien des Affaires étrangères avait précédemment invité Ibrahim Raïssi à assister au sommet de Bagdad, mais finalement, le ministre iranien des Affaires étrangères est parti pour le sommet de Bagdad.

Plus tôt, des responsables irakiens avaient déclaré que l’un des principaux objectifs du sommet de Bagdad était d’améliorer les relations entre Téhéran et Riyad en tant que rivaux régionaux. Maintenant, pourquoi Bagdad cherche à améliorer les relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran est une question qui doit être examinée.

Il ne fait aucun doute qu’après la chute de l’ancien gouvernement irakien, le régime iranien a eu des interventions très importantes en Irak, qui se sont également étendues à d’autres pays comme le Yémen, le Liban, la Syrie, etc., mettant en danger les intérêts de l’Arabie saoudite et la stabilité de tous les pays du Moyen-Orient.

Le régime ne paie pas le prix de ses ingérences mais c’est le peuple iranien et les peuples d’autres pays qui en sont les victimes. Ainsi, des pays comme l’Irak cherchent un moyen de mettre fin à ces guerres par procuration entre l’Arabie saoudite et Téhéran.

L’Arabie saoudite et le gouvernement iranien n’ont pas eu de relations diplomatiques depuis six ans après l’attaque contre l’ambassade et le consulat saoudiens à Téhéran et à Mashad et ont mené une guerre par procuration au Yémen.

Il y a quelque temps, on pensait qu’avec la poursuite des négociations entre l’Arabie saoudite et Téhéran, des représentants de l’Arabie saoudite se rendraient à Téhéran pour l’investiture du nouveau président du régime, Ebrahim Raïssi, mais cela ne s’est pas produit, il semble que le niveau des pourparlers et la coopération ne sont toujours pas développés et resent instables.

Mais un autre objectif caché du gouvernement iranien d’assister au sommet de Bagdad peut être considéré comme l’inquiétude du pays concernant l’Accord d’Abraham entre Israël et les nations arabes, qui a inquiété le gouvernement iranien ces dernières années.

Certes, les dialogues régionaux de l’Iran avec les pays arabes ne convient pas à l’Accord d’Abraham, et le renforcement de l’une des deux négociations sape intrinsèquement l’autre. La participation du gouvernement iranien au sommet de Bagdad peut également être examinée sous cet angle.

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